Le
jardin d'été
Shinji Somai (1994)
Des
enfants, pendant les vacances estivales,
espionnent un vieux type du quartier,
le suivent et se moquent de lui.
Le vieux va les solliciter pour
retaper sa maison et nettoyer son
jardin (d’été).
« Le jardin d’été
» est un Somai plus traditionnel
que ses films des années
80, dans lequel il suggère
moins, montre donc beaucoup plus,
est moins maniéré,
ce qui est regrettable, même
si on y trouve toujours des plans
séquences. Pour moi, le cinéma
de Somai, c’est un ressenti
sur la forme et une indifférence
sur le fond, et il me manque donc
clairement les cadrages fantasques.
Bref, si sa forme est moins extrême,
son fond n’est pas plus entraînant
et il n’y a pas d’enjeu
clair pendant plus d’une heure.
C’est un « tranche de
vie » qui me contraint à
être simple spectateur de
gamins qui peignent et arrachent
des mauvaises herbes jusqu’à
ce que le vieux, lors d’une
scène somme toute assez ratée,
alors qu’un typhon fouette
les vitres de sa baraque, avoue
la terrible blessure qui l’accable.
Et peut-être même que
ce typhon est l’orage qui
est en ce vieil homme éprouvé.
Car « le jardin d’été
» n’est pas un film
sur la botanique mais sur la mort
et le deuil, permettant de créer
une attente sur le final, ce qui
est inespéré chez
Somai.
PS
: A noter que le film se déroule
à Kobe un an avant le tremblement
de terre.
La
profondeur de champ existe-t-elle
toujours au XXIe siècle ?
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