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It's a summer
film !


Soushi Matsumoto

- 2021 -



Dans le club de cinéma de son lycée, Hadashi (c’est-à-dire « pieds nus ») endure la bluette tournée par ses camarades. Ceux-ci sont en admiration devant sa rivale Karin, réalisatrice, scénariste et actrice principale du film dudit club qui ne peut en produire qu’un seul (le sien) et le diffuser lors du festival de fin d’année.

Hadashi, elle, est fan du Zatoichi original et de son interprète Shintaro Katsu. Elle a écrit un scénario de film de samurais qu’elle décide de tourner en parallèle avec les moyens du bord et une équipe dépareillée.

Celle-ci comprend, entre autres, ses amies Blue Hawaii et Beat-ban (c’est-à-dire « planche de natation » et qui se prononce Bitoban), également férues du chambara des années 60, leur camarade de classe Daddy boy, un ado qui fait plus vieux que son âge (et le fait est, le gars a 35 ans) et l’acteur principal qu’Hadashi souhaitait « vulnérable et beau, avec des yeux tristes » et qui, trente minutes durant, refuse de tourner pour elle. Mais que cache-t-il ?

Dans l’infinie liste des films japonais sur l’adolescence, « It’s a summer film ! » peut faire légèrement penser à un Makoto Ueno puisque coécrit par un théâtreux et avec une louche de fantastique, l’hystérie en moins.

C’est le récit initiatique par la création artistique dans lequel Hadashi (c’est Marika Ito) deviendra la protagoniste de sa propre vie, mais qui aurait pu jouer davantage sur ses seconds rôles pas inintéressants avec une nécessité dramatique un peu faiblarde, alors que les éléments étaient là, ce qui me rend ce film frustrant.

PS : Yuumi Kawai lit « La traversée du temps » de Yasutaka Tsutsui, adapté, entre autres, par l’ineffable Obayashi.




Blue Hawaii, Hadashi et Bitoban savent apprécier un bon film de sabre.