Isole
avec sa belle pochette très
métal propose ici un
album de… doom métal
!
J’explique :
Doom, c’est la
ruine de la vie, le destin contraire,
la perte de l’espérance,
l’inéluctable,
le suicide qui pointe le bout
de son nez et metal, c’est…
mêtoll.
Du coup, Isole propose un metal
qui spleene à mort, si
j’ose m’exprimer
ainsi. Et pour qu’on comprenne
bien le propos, les metalleux
du groupe s’appuient sur
des riffs de gratte d’une
lourdeur angoissante dans une
ambiance à te donner
le cafard, à devenir
doom en quelque sorte. Avec
en sus une grosse caisse qui
broie du noir.
Et comme c’est du doom
metal tu n’as pas le hurleur
qui grogne comme dans le death-doom-metal
mais en fait je ne sais pas
si ce genre existe vraiment.
En plus, tu as droit à
quelques solos de guitare. La
mélancolie c’est
bien mais avec quelques envolés
de gratte c’est mieux.
La chanteur n’a pas inventé
le feeling d’accord mais
il fait son truc comme il faut,
comprendre par là qu’il
a le ton et la nonchalance du
gus malheureux, pas loin d’être
désespéré
même qu’on pourrait
croire qu’après
l’enregistrement il est
allé se foutre une balle
dans le caisson ou écouter
le nouvel album de Metallica.
Mais, attention, ce chanteur
trompe son monde car je me suis
laissé dire qu’il
a en fait une voix gothique
alors qu’il chante dans
un album de doom metal.
C’est fou, non ?
Moi, j’aime bien le son
des grattes et Isole, c’est
puissant sur le court terme,
agace déjà un
peu au bout de trois ou quatre
titres qui en fait se ressemblent
beaucoup vu que les gars étaient
trop malheureux pour se casser
la tête à composer
des mélodies.
Bref, si tu aimes les trucs
dans le style My Dying Bride,
cet album est pour toi.