Les
américains en quête
de films de monstres coproduisirent
en 1965, avec la Toho, «
Frankenstein vs Baragon »
et enchaînèrent
avec « Invasion planète
X », qui contrairement
à ce que son nom indique,
est un film de la très
longue série des Godzilla,
en l’occurrence le sixième.
Ici
une nouvelle planète,
nommée X, apparaît
derrière Saturne. La
Terre dépêche une
fusée qui y découvre
un peuple, les Xiliens, qui
sont des Japonais au visage
peint en blanc avec des combinaisons
fendardes et de drôles
de lunettes.
Ils
souhaitent capturer Godzilla
et Rodan sur Terre afin d’éliminer
le Monstre 0 (d’où
le titre original), alias King
Ghidorah, un dragon volant à
trois têtes qui sévit
sur leur planète. Les
humains ne voient pas venir
la supercherie et acceptent
de léguer leurs créatures
géantes.
«
Invasion planète X »
est une savante fusion incroyablement
datée entre les cinémas
de science-fiction, de monstres
et d’espionnage, avec
beaucoup de SF, pas mal d’espionnage
et étonnamment très
peu de monstres, ceux-ci se
lançant des cailloux
pendant qu’une soupière
manipulée par du fil
de pêche tire des lasers
sur des tanks en plastique.
Comme
dans le premier et quatrième
film de la série (et
au total dans une demi-douzaine),
Akira Takarada est le protagoniste,
ici secondé de Nick Adams
dans le rôle de Goulenn
et Haruo Nakajima reprend le
costume en caoutchouc de Godzilla
et fait la danse de la victoire.
Finalement,
tu ne sais plus trop si c’est
sérieux ou parodique.
Matez un peu ces mecs !