House
Nobuhiko Obayashi (1977)
Obayashi
était un génie. La
preuve en est que vous n’en
avez sans doute jamais entendu parler
puisque les génies sont incompris
donc condamnés à l’anonymat.
Obayashi était également
le cinéma expérimental
japonais, aux temps immémoriaux
de ses courts métrages, avant
de se ranger lorsqu’il passa
aux longs où restent cependant
des bribes plus ou moins marquées
de sa bizarrerie.
Dans « House », par
exemple, se trouvent des pans entiers
de sa bizarrerie et ils sont très
bien marqués. Ici Oshare,
déçue que son père
se remarie, décide de passer
ses vacances chez sa tante avec
six amies nommées par un
trait de caractère :
Melody est musicienne, Kungfu se
bat, etc.
« House » est une comédie
d’horreur, mais surtout une
farce extrême faite de divers
collages, qui te montre comment
l’étrange bâtisse
et l’étrange tante
mangent toute une chacune.
Comme d’autres films foutraques
et/ou déviants de cette époque
(au hasard « Tommy »,
« The rocky horror picture
show », voire « Suspiria
»), « House »
n’est ni vraiment intéressant,
ni vraiment drôle, ni vraiment
bien écrit (et sans doute
assez peu écrit), mais fait
preuve d’une inventivité
formelle évidente –
tous les moyens techniques à
disposition y passant – et
est devenu culte pour d’aucuns
et reste une simple curiosité
pour les autres.
PS
: 1977 est aussi l’année
du premier long métrage de
David Lynch, « Eraserhead
», également culte,
expérimental et étrange.
Le squelette dans son premier rôle
sensible.
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