Dave
Holland Quartet
Conference
Of The Birds
(1987)
Dans la série le-free-jazz-c’est-naze-et-il-faut-le-faire-savoir,
voici en ce jour qui swingue
pas des masses un vieux truc
de Dave Holland, contrebassiste
entendu au début des
années 70 au sein de
l'orchestre électrique
de Miles Davis. Et il propose
ici un album solo (ou plutôt
quartet), à mille lieux
du projet musical du grand trompettiste.
Oui, très loin.
Ce cd propose une musique que
l'on peut qualifier de free-jazz.
Mais
qu'est-ce que le free-jazz ?
Comme
son nom l'indique, le free-jazz
signifie "jazz libre".
Les musiciens se laissent aller
à une constante improvisation
poussant la notion de "musique
vivante" à son plus
haut niveau. Pas de thème
à proprement parler (à
part peut-être dans le
troisième titre "Conference
of the birds"). Les musiciens,
très soudés, comme
sur la même longueur d'onde,
cherchent, expérimentent,
se laissent aller à l'improvisation
maximale qui est l'essence même
de leur musique. Cette dernière
présente, malgré
son aspect expérimental,
une certaine unité où
se développent les délires
des deux saxophonistes qui débattent
sans fin (et sans nous) sans
qu'aucune ligne mélodique
ne serve de repère.
Les titres se ressemblent beaucoup
dans leur conception, procédant
du même schéma
: après une petite intro
très ténue et
un peu "bop", nous
avons droit à une suite
ininterrompue de solos d'une
musique libérée
des contraintes pendant au minimum
quatre minutes dans l'improvisation.
On fait du free pour faire du
free. (Et non du fric... Ce
qui serait assez difficile d'ailleurs
!)
A la longue, cela finit par
donner plus une impression de
performance que de climat, plus
de sècheresse que de
chaleur.
Les musiciens se sont sans doute
beaucoup éclatés.
Ils tentent d'exprimer le maximum
de leur potentialité,
sans, je suis certain, le moindre
mépris pour l'auditeur
et avec sûrement une réelle
émotion très,
euh… intérieure.
Mais cette émotion, ce
feeling ne passent pas ou peu,
sans doute par manque de références
qu'elles soient mélodiques
ou rythmiques.
Finalement, ayant beaucoup de
difficultés à
me retrouver dans un discours
très ardu, j'ai du mal
à suivre et rapidement
je m'emmerde.