Dans la série en-Norvège-on-fait-aussi-de-la-bonne-musique
voici aujourd'hui le premier
album de Arve Henriksen qui
propose un disque atypique qui
navigue vers une sorte de jazz
un peu atmosphérique
et beaucoup ambient. Mais n’est-ce
pas la même chose ? Sans
doute.
Ici, il va du côté
de la musique nipponne (ni mauvaise
non plus) et sans proposer une
quelconque musique folklorique.
Non, il fait du Henriksen. Dans
le contemplatif mais nerveux
et torturé avec forces
flûtes envoûtantes
et climats tout en demi-teintes.
Entre recueillement et introspection.
Mais n’est-ce pas la même
chose ? C’est fort possible.
Cet album est bien à
l’image de sa pochette.
Je dirais sobre et dépouillé
si ça ne voulait pas
dire la même chose…
Et le silence n’est pas
loin. Ce silence dont Miles
Davis disait qu’il est
la véritable musique
et que toutes les notes ne font
que l'encadrer... Mais écouter
du silence c'est pas un peu
con alors qu'on peut écouter
de la musique ? Sans doute.
Alors, écoutons ce disque
qui s’étire nonchalamment
comme une plainte furtive, planant
dans un espace cosmique, en
partance pour le pays des rêves,
en quête de quelque paradis
perdu.
"Sakuteiki", c’est
beau, magique et envoûtant.
De quoi rendre définitivement
zen. Mais ce n’est pas
dit que ça marche avec
tout le monde. Essaie, tu verras
bien.