Rufus
Harley
Sustain
(2005)
Rufus
Harley est un musicien américain
noir qui joue du jazz avec une
cornemuse !
Naturellement, moi qui suis
à l'affût de la
moindre curiosité musicale,
je n'ai pas pu passer à
côté d'un tel album.
Il est écrit dans le
livret intérieur (et
en français pour une
fois) que Harley a eu l'envie
de se mettre à la cornemuse
en entendant un orchestre écossais
jouer à l'enterrement
de J.F. Kennedy. Du coup, on
peut se dire que ce dernier
n'est pas mort pour rien.
Bon, à part le côté
original de la chose, cet album
est loin d'être totalement
convaincant. Il y a quelques
moments qui choquent un peu
dans un contexte jazzy comme
"Scotland of brave"
ou "We the people"
avec sa "Marseillaise"
en intro. Et les thèmes
de jazz dit "classique"
n'emportent pas vraiment l'adhésion.
La cornemuse de Harley sonne
par moments un peu comme un
sax soprano. Du coup, on droit
à une reprise intéressante
du célébrissime
"A love supreme" de
Coltrane. Et puis, quand le
bon Rufus se lance dans un jazz
plutôt funky, on est conquis.
C'est le cas avec "Sunshower",
"A tribute to Europe"
ou "The constitution".
Au final, "Sustain"
est parsemé de quelques
petites fautes de goût.
Mais on peut y entendre, en
outre, un excellent soliste
à la trompette nommé
Messiah Harley... le fils de
Rufus sans doute et dont on
peut supposer que l'envie de
jouer de la trompette lui est
venue en écoutant Miles
Davis.