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Mon Pays C'est L'amour


Johnny Hallyday

- 2018 -



Tu le sais peut-être pas mais deux ans après sa mort "on" a sorti après un ridicule battage médiatique sans précédent l’album posthume de ce chanteur expérimenté qui avait débuté au début des années 60, à la même époque où Edith Piaf chantait "Mi-lourd", une chanson sur les risques de la boxe.

Alors, comme hier il pleuvait, du coup, désoeuvré, j’ai écouté ce disque alors que j’aurais sans doute mieux fait d'écouter pousser les fleurs parmi les bruits des moteurs... vivement que tout le monde roule à vélo.

Donc, le gars Smet, entouré de musiciens très pros, enregistrait ce disque sorti sous un titre cucul et marrant mais en fait ce n’est pas le titre qu'il voulait... alors...

Cette œuvre est un album à peine moyen de variété française un peu rock et du même niveau que des disques que j’ai pu écouter récemment de chanteurs francophones ayant mille fois moins de publicité autour de leur nom.

Les paroles de "Mon pays c’est l’amur.. pardon l’amour" ont été écrites pour lui, par d’autres, et je trouve que ça enlève un peu de crédibilité. L’intermède instru avec cordes me parait inutile car un peu téléphoné étant donné les circonstances et les titres rockabilly rétros sont moches, le feeling manque du point de vue vocal. Quant aux titres plus lents, ils correspondent mieux à la voix d’Hallyday que je n’ai jamais vraiment aimée et, au final, hors de cet album quelconque, je retiendrai de l’ex-éternelle idole des vieux, à la rigueur, quelques chansons parmi celles composées par Goldman et Berger, l'émouvant interprète du titre sur l’exode rural en Lozère avec "Chanson pour les gens qui sont loin du Gévaudan".