Tu
le sais peut-être pas mais deux
ans après sa mort "on"
a sorti après un ridicule battage
médiatique sans précédent
l’album posthume de ce chanteur
expérimenté qui avait
débuté au début
des années 60, à la même
époque où Edith Piaf chantait
"Mi-lourd", une chanson sur
les risques de la boxe.
Alors, comme hier il pleuvait, du coup,
désoeuvré, j’ai
écouté ce disque alors
que j’aurais sans doute mieux
fait d'écouter pousser les fleurs
parmi les bruits des moteurs... vivement
que tout le monde roule à vélo.
Donc, le gars Smet, entouré de
musiciens très pros, enregistrait
ce disque sorti sous un titre cucul
et marrant mais en fait ce n’est
pas le titre qu'il voulait... alors...
Cette œuvre est un album à
peine moyen de variété
française un peu rock et du même
niveau que des disques que j’ai
pu écouter récemment de
chanteurs francophones ayant mille fois
moins de publicité autour de
leur nom.
Les
paroles de "Mon pays c’est
l’amur.. pardon l’amour"
ont été écrites
pour lui, par d’autres, et je
trouve que ça enlève un
peu de crédibilité. L’intermède
instru avec cordes me parait inutile
car un peu téléphoné
étant donné les circonstances
et les titres rockabilly rétros
sont moches, le feeling manque du point
de vue vocal. Quant aux titres plus
lents, ils correspondent mieux à
la voix d’Hallyday que je n’ai
jamais vraiment aimée et, au
final, hors de cet album quelconque,
je retiendrai de l’ex-éternelle
idole des vieux, à la rigueur,
quelques chansons parmi celles composées
par Goldman et Berger, l'émouvant
interprète du titre sur l’exode
rural en Lozère avec "Chanson
pour les gens qui sont loin du Gévaudan".