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Gunga Din


George Stevens

- 1939 -



En 1935, souvenez-vous, sortait « Les trois lanciers du Bengale », son Inde imaginaire et son colonialisme romancé, qui eut un grand succès, notamment en Angleterre, et entraîna moult suiveurs qui tentèrent l’aventure de l’impérialisme britannique. Parmi eux, « Gunga Din », richement adapté du poème de Kipling et qui a la particularité d’avoir comme titre le nom d’un personnage à peine secondaire jusqu’à sa conclusion.

Ici un trio de bagarreurs indisciplinés, joué par un trio d’ineffables, est envoyé à Tantrapur pour y réparer le télégraphe alors que s’y joue une violente rébellion menée par une secte adoratrice de Kali sous la coupe d’Eduardo Ciannelli peinturluré en gourou.

Ce trio de bagarreurs est formé du bourru autoritaire (c’est Victor McLaglen), de l’aventurier farfelu (c’est Cary Grant qui cabotine un max) et du bellâtre raisonnable (c’est Douglas Fairbanks fils), ce dernier ouvrant la voie à une légère romance avec Joan Fontaine qui tourne cependant court puisque son personnage est un soldat et un homme avant tout.Or, les hommes préfèrent la bagarre à l’achat de rideaux.

« Gunga Din » est une comédie d’aventure avec des scènes humoristiques longuettes et passables qui fonctionnent plutôt bien si tu es né en 1925 et les trois lascars trompe-la-mort se plaisent à se chamailler et à affrontent d’innombrables fanatiques lors de séquences d’action foutraques.

Finalement, « Gunga Din » a des allures de film pour enfants où on t’explique en substance que les natifs sont des misérables mis au pas par une invincible armada de branquignols.




Cary Grant dans son premier rôle sensible.