Léo
H. Godot
Godot
(2025)
"Godot", ça
avance lentement, sobrement,
entre ambient, néo-classique,
contemporain et même musique
concrète.
Cet
album est différent et
plutôt original, ce qui
n'est pas à dédaigner
en ces temps où tout
se ressemble tristement en parutions
musicales.
"Godot",
ce sont des pianos à
peine exprimés, de légers
bruits divers sans agressivité,
de fugaces murmures, des sons
légers à peine
perceptibles comme venus d’un
ailleurs impalpable, des chants
en choeur semblables à
quelques échos d’une
fête lointaine, des réminiscences
d’autres choses encore
souvent indéfinissables.
Et, ça s’arrête,
ça repart à peine,
s’arrête encore,
changeant de registre et toujours
surprenant dans l'inattendu,
jusqu’à même
étonner.
Maintenant on n'attend plus
Godot. Il est là, s’étire
sans gémir, parfois à
peine audible, puis repart comme
échappé d'un lointain
souvenir d’où il
était un temps sorti.