Dans
« V. La grande guerre
des Madonnas », alias
« Go for broke »,
un gang de motards déboule
tous les six mois dans un lycée
quelconque pour racketter le
conseil des élèves.
N’en pouvant plus, le
président de celui-ci
décide de se rebeller.
C’est ainsi qu’intervient
sa sœur, le sommant de
recourir aux services de gardes
du corps, de yojimbo, faisant
directement référence,
non pas au bien nommé
« Yojimbo » de Kurosawa
mais aux « Sept samourais
» du même Kurosawa.
Ces gros bras, également
au nombre de sept, seront des
gonzesses sévèrement
burnées, chacune ayant
une compétence : la cascadeuse,
la spécialiste des explosifs,
la catcheuse, la grande maîtresse
du rasoir, la sœur susdite
génie de l’informatique,
leur cheftaine motarde et une
anodine qui glane quelques informations
en vendant ses charmes à
l’ennemi. Je ne sais pas
quelle est sa compétence,
mais peut-être est-ce
la prostitution.
Ensuite
elles établissent un
plan et dégomment les
bikers. C’est à
ce moment-là que ce film
perd pied. Un scénario
sans imagination se serait contenté
d’une traditionnelle défaite
des deux-tiers puis, enfermées
dans un hangar avec un fer à
souder et de la tôle,
les filles s’évaderaient
en construisant un tank. Seulement,
un scénario mal pensé
et également sans imagination
a préféré
te proposer vingt minutes de
viols et de tortures.
Pourquoi ?
Ce
film qui était léger
jusqu’à présent
– pas très bon,
certes, mais léger –
devient soudain pas très
bon et lourd, jusqu’à
son interminable combat final
fantaisiste qui lorgne occasionnellement
du côté de «
Mad Max ».
Un final Mad Max.