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Go for broke


Gengi Nakamura

- 1985 -



Dans « V. La grande guerre des Madonnas », alias « Go for broke », un gang de motards déboule tous les six mois dans un lycée quelconque pour racketter le conseil des élèves.

N’en pouvant plus, le président de celui-ci décide de se rebeller. C’est ainsi qu’intervient sa sœur, le sommant de recourir aux services de gardes du corps, de yojimbo, faisant directement référence, non pas au bien nommé « Yojimbo » de Kurosawa mais aux « Sept samourais » du même Kurosawa.

Ces gros bras, également au nombre de sept, seront des gonzesses sévèrement burnées, chacune ayant une compétence : la cascadeuse, la spécialiste des explosifs, la catcheuse, la grande maîtresse du rasoir, la sœur susdite génie de l’informatique, leur cheftaine motarde et une anodine qui glane quelques informations en vendant ses charmes à l’ennemi. Je ne sais pas quelle est sa compétence, mais peut-être est-ce la prostitution.

Ensuite elles établissent un plan et dégomment les bikers. C’est à ce moment-là que ce film perd pied. Un scénario sans imagination se serait contenté d’une traditionnelle défaite des deux-tiers puis, enfermées dans un hangar avec un fer à souder et de la tôle, les filles s’évaderaient en construisant un tank. Seulement, un scénario mal pensé et également sans imagination a préféré te proposer vingt minutes de viols et de tortures.

Pourquoi ?

Ce film qui était léger jusqu’à présent – pas très bon, certes, mais léger – devient soudain pas très bon et lourd, jusqu’à son interminable combat final fantaisiste qui lorgne occasionnellement du côté de « Mad Max ».

 



Un final Mad Max.