Koyaanisqatsi est la musique
d‘un film écolo
et ce mot abscons signifie quelque
chose comme « Gaffe !
Sauvons la nature avant qu’il
ne soit trop tard ! »...
ou pas loin.
Glass propose ici, comme à
son habitude, du Glass. C’est
sûr qu’il ne va
pas faire du Williams (John,
pas Tennessee) et il veut tenter,
autant que faire se peut, de
donner au film une certaine
puissance, amener chez le spectateur
une prise de conscience encore
plus forte. Bref, faire une
bonne musique de film.
Bon, Glass répète,
abuse des boucles avec les habituels
synthés. Normal, c’est
son truc. Ailleurs dans sa pléthorique
discographie ça pourrait
gêner mais, ici, ça
marche car ça devient
vite obsessionnel grâce
aux cuivres majestueux et graves,
aux chœurs monumentaux.
Le tout plein d’une grande
force et dans la tristesse comme
il se doit.
C’est sûr que la
tournure que prend la nature
peut angoisser.