Give
it all
Itsumichi Isomura (1998)
En
1976, à Matsuyama, Etsuko
est une lycéenne rêveuse,
mauvaise élève, qui
se sent négligée par
ses parents au profit de sa sœur,
et qui dessine des bonhommes de
neige.
Elle s’ennuie en cours de
maths car ce qui la fait triper,
c’est l’aviron. Son
lycée n’ayant pas de
section féminine, elle décide
de la créer avec quatre autres
fantasques dont l’inévitable
timide à couettes et l’inévitable
maladroite rondelette.
Car telles sont les conventions
du film de sport, cette équipe
faite de bric et de broc, d’abord
battue à plate couture, s’entraînera
sous la houlette d’une ancienne
gloire jusqu’à l’extrême
extrémité de la finale
au ralenti.
« Give it all » est
le récit initiatique, le
fameux coming of age japonais, sur
l'inconcevable intensité
de l’adolescence, les liens
indéfectibles qui s'y nouent,
ici via le sport, l'amitié
entre équipières puis
les épreuves et le dépassement
de soi à la force de la rame
qui feront d’elles des adultes
accomplies, certes, mais nostalgiques
de ce temps qu’elles ne revivront
jamais.
Et la romance adolescente ? Oui,
aussi, mais légère.
Outre la protagoniste (et encore),
les personnages sont peu traités,
mais ce cinéma est confortable,
limite iyashikei, avec des filles
volontaires et sympathiques et des
belles vues de la mer intérieure
de Seto.
PS
: Adapté d’un roman,
cette même histoire deviendra
également un drama et un
film d’animation.
PS2
: Un autre film sur l’aviron
: « Ils étaient un
seul homme » de Clooney.

Elles
s’entraînent les yeux
bandés pour ressentir
la vibration du plouf à travers
la rame.
|