Proche
de Suzanne Vega, en plus intimiste,
pas trop loin de Bjork, sans
la prétention, à
deux pas d'Anja Garbarek, le
jazz en moins, Lisa Germano
proposait au siècle dernier
quelques chansons "pop"
de qualité.
Tout y est simple sans être
facile. Tout n'est que trouble
sans affectation. On baigne
dans l'introspection où
se mêle une certaine réserve.
Cet album est très efficace,
à la fois tendre et accrocheur.
C'est nerveux et plein d'humanité
dans un climat assez intimiste.
Lisa Germano nous raconte son
vécu avec tendresse et
sait nous toucher par l'émotion
qui se dégage de nombreux
titres.
Sa voix nous attire par son
feeling, son côté
unique, proche de la confidence
avec en toile de fond, le murmure
d'une guitare, un violon languissant
et quelques percussions éparses
qui créent une étrange
ambiance dans laquelle on se
laisse volontiers entraîner.
Voilà un beau recueil
de chansons "pop"
dans le bon sens du terme qui,
bien sûr, ne propose pas
l'album du siècle (certains
titres me paraissent assez dispensables)
mais qui a le réel mérite
de voguer à mille lieux
au dessus de ces armadas de
chanteuses clonées hurlant
une suite de chansonnettes crétines
un peu partout et même
nulle part.