James
Corbett (c’est l’ineffable
Errol Flynn) est caissier à
la banque et issu d’un
milieu de travailleurs. Ayant
des vues sur Victoria, fille
du propriétaire du riche
club olympique, James s’y
rend, s’avère doué
à la boxe et est recruté
pour sa technique et sa belle
gauche. Opportuniste et faisant
preuve d’une authentique
confiance en lui jusqu’à
l’arrogance, Corbett agace
les nantis qui voudraient bien
lui rabattre son caquet. Seulement
son fringant jeu de jambes et
son jab dévastateur le
mèneront au sommet.
Inspiré
d’une histoire vraie,
mais sans aucun doute nullement
respectée, « Gentleman
Jim » est un film de sport
d’une très grande
simplicité qui s’articule
autour de trois combats assez
longs et d’un intérêt
relatif. Un film plus récent
aurait sans doute joué
le doute et la remise en question,
afin de contraster son protagoniste
prétentieux, mais il
n’en est rien ici. Errol
Flynn joue simplement le rôle
habituel d’Errol Flynn,
un fanfaron qui se marre en
permanence, qui aligne des dizaines
de rounds sans hématome,
et son personnage n’évolue
à aucun moment, contrairement
à son adversaire final,
John L. Sullivan himself, qui
en est plus sympathique.
Quant
à la romance, passage
obligé, elle concerne
la femme réticente qui
saura finalement apprécier
l’aplomb du cabotin au
sourire éclatant pour
une raison quelconque après
l’avoir détesté
pendant tout le film.
PS
: Le père de Corbett
est joué par l’inévitable
Alan Hale dans son 11e film
avec Flynn.
Au terme du 27262e round, James
demande à son coach de
le recoiffer.