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Gentleman Jim


Raoul Walsh

- 1942 -



James Corbett (c’est l’ineffable Errol Flynn) est caissier à la banque et issu d’un milieu de travailleurs. Ayant des vues sur Victoria, fille du propriétaire du riche club olympique, James s’y rend, s’avère doué à la boxe et est recruté pour sa technique et sa belle gauche. Opportuniste et faisant preuve d’une authentique confiance en lui jusqu’à l’arrogance, Corbett agace les nantis qui voudraient bien lui rabattre son caquet. Seulement son fringant jeu de jambes et son jab dévastateur le mèneront au sommet.

Inspiré d’une histoire vraie, mais sans aucun doute nullement respectée, « Gentleman Jim » est un film de sport d’une très grande simplicité qui s’articule autour de trois combats assez longs et d’un intérêt relatif. Un film plus récent aurait sans doute joué le doute et la remise en question, afin de contraster son protagoniste prétentieux, mais il n’en est rien ici. Errol Flynn joue simplement le rôle habituel d’Errol Flynn, un fanfaron qui se marre en permanence, qui aligne des dizaines de rounds sans hématome, et son personnage n’évolue à aucun moment, contrairement à son adversaire final, John L. Sullivan himself, qui en est plus sympathique.

Quant à la romance, passage obligé, elle concerne la femme réticente qui saura finalement apprécier l’aplomb du cabotin au sourire éclatant pour une raison quelconque après l’avoir détesté pendant tout le film.

PS : Le père de Corbett est joué par l’inévitable Alan Hale dans son 11e film avec Flynn.




Au terme du 27262e round, James demande à son coach de le recoiffer.