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Abacab

Genesis

- 1981 -




Il était une fois Genesis, inventeur officiel du rock progressif avec chiée de claviers. ©

Puis son chanteur quitta le groupe pour aller faire de la jolie pop bien lisse pour ma voisine de palier avec plein de beaux clips en prime. Steve Hackett, le guitariste moins connu (et pour cause) partit faire des albums solo à peine plus essentiels que ceux de Gabriel et de Genesis où il avait un rôle aussi important qu'un bassiste dans un album de Klaus Schulze.

Genesis se retrouva alors à trois (avec Collins) et le trio inventa, dans la foulée, la soupe avec chiées de claviers et en sus la batterie casserole. ©

Et cet album est le plus beau fleuron de l'oeuvre édifiante de nos trois mousquetaires. Comme l'expression tangible du talent de nos ex-progueux à se reconvertir dans la médiocre variété internationale.

"Abacab", c'est donc rien... ou pas grand chose.

Un petit truc entraînant pour commencer. "Abacab", ça s'appelle justement. Un peu plus loin Genesis se la joue Earth Wind and Fire mais sans les cuivres. Dommage. On fait aussi de temps en temps quelques trucs à la façon "In The Air Tonight" avec belle voix bien en place, batterie assez moche et production à la ramasse. On se lance encore plus loin (nostalgie de l'époque progueuse, peut-être ?) dans une suite qui n'a de suite que le nom et aussi vide que le reste du disque où, plus ça avance, plus c'est soporifique.

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l'image du jour _________________________________________________

Peut-on espérer un jour
la reformation de Genesis ?

Certainement, et après l'homme-fleur de jadis,
ce sera au tour de l'homme-abat-jour !!