Il
était une fois Genesis, inventeur
officiel du rock progressif avec chiée
de claviers. ©
Puis
son chanteur quitta le groupe pour aller
faire de la jolie pop bien lisse pour
ma voisine de palier avec plein de beaux
clips en prime. Steve Hackett, le guitariste
moins connu (et pour cause) partit faire
des albums solo à peine plus
essentiels que ceux de Gabriel et de
Genesis où il avait un rôle
aussi important qu'un bassiste dans
un album de Klaus Schulze.
Genesis
se retrouva alors à trois (avec
Collins) et le trio inventa, dans la
foulée, la soupe avec chiées
de claviers et en sus la batterie casserole.
©
Et
cet album est le plus beau fleuron de
l'oeuvre édifiante de nos trois
mousquetaires. Comme l'expression tangible
du talent de nos ex-progueux à
se reconvertir dans la médiocre
variété internationale.
"Abacab",
c'est donc rien... ou pas grand chose.
Un
petit truc entraînant pour commencer.
"Abacab", ça s'appelle
justement. Un peu plus loin Genesis
se la joue Earth Wind and Fire mais
sans les cuivres. Dommage. On fait aussi
de temps en temps quelques trucs à
la façon "In The Air Tonight"
avec belle voix bien en place, batterie
assez moche et production à la
ramasse. On se lance encore plus loin
(nostalgie de l'époque progueuse,
peut-être ?) dans une suite qui
n'a de suite que le nom et aussi vide
que le reste du disque où, plus
ça avance, plus c'est soporifique.
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l'image
du jour
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Peut-on
espérer un
jour
la reformation de
Genesis ?
Certainement,
et après l'homme-fleur
de jadis,
ce sera au tour de
l'homme-abat-jour
!!
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