Bon,
ici, il chante plutôt
mal le Fish. Mais qu'importe
! La production est tellement
en béton que même
avec James LaBrie, ça
passerait encore.
Steven
Wilson participe aussi et, en
plus du son, compose plein de
trucs et pas des moindres. Notamment
"The perception of Johnny
Punter" un vrai morceau
de rock avec un son d'enfer
et un solo à réveiller
les morts. "Sunsets on
empire" ce n'est pas rien
non plus, sorte de titre d'un
Waters qu'on aurait gonflé
aux stéroïdes, difficile,
je te l'accorde et il y a même
des choeurs féminins
! Avec "What colour is
god ?" on flirte intelligemment
avec le funk. Beau boulot !
Il y a même une superbe
ballade très subtile
et mélodieuse à
souhait "Say it with flowers"
loin des guimauves que Fish
nous balançait habituellement
dans ses albums solos, véritables
sucreries à donner envie
d'écouter du Nana Mouskouri.
C'est te dire.
Et le reste ? Bon c'est vrai,
ce n'est pas vraiment à
la hauteur. "Tara"
est une ballade moyenne pas
loin de provoquer quelques bâillements.
"Changes of heart"
est médiocre et compliqué
sans raison. Les autres trucs
sont trop conventionnellement
fishiens pour intéresser
réellement.
Mais, qu'à cela ne tienne,
avec celui-ci, il m'a étonné
le Fish.