Déjà, tu vas me
dire : la pochette ne donne pas
envie. Certes, te réponds-je,
mais faut-il juger un vin à
son étiquette ? Un livre
à sa couverture ? Un disque
d’Iron Maiden à son
design de merde ? Un CD de metal
extrême à son taux
d’hémoglobine ?
Eh bien, non, bien sûr !
Et alors, me demanderais-tu, toi
qui tiens parfois à participer
activement à mes petites
chroniques ?
Fever Ray et ses Radical Romantics,
c’est Bjork en plus nerveux,
en plus hypnotique, plus rock
même. Il y a même
en sus quelques effets électroniques
pas forcément désagréables.
En fait, ce disque de pop, disons,
"différente",
quelque peu minimaliste et qu’on
aurait pu redouter, s’avère
plutôt accessible, plaisant
même souvent, presque dansant
et la voix passe plutôt
bien sur ces rythmes un peu lancinants
mais à la longue le manque
de variété dans
le propos finit par lasser quand
même un peu.