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CHRONiQUES MUSiCALES

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La tristesse a planqué
tes yeux dans les étoiles...

Léo Ferré
La Violence Et L'ennui (1980)

 

Il s’agit d’un album sorti lors de l’année de la mort de John Lennon, un gars passé depuis à la postérité pour son immortel tube : "Imagine une bonne pizza aux anchois". Et cet album n’est pas le plus complet des Ferré avec orchestre symphonique et choeurs (toujours superbement utilisés) où tu as des titres parlés comme Ferré le fit avant à l’époque d’ "Il n'y a plus rien". J’avoue ne pas vraiment adhérer, l’aspect mélodieux manquant pour aller avec les textes qui sont pour moi souvent bien obscurs avec parfois des mots un peu à côté de la plaque même si Ferré y traite de la mort, l’oppression, l'amour, l’ordre, la société, la révolution, on va tous crever, camarade ! Quand il veut bien chanter, Ferré propose des thèmes magistraux comme "La tristesse" (énorme !) , "FLB" (grandiose !) et "Frères humains / L'amour n’a pas d’âge" (poème original de Villon sur lequel Ferré a greffé un de ses vieux textes datant de 68, et ça devient magnifiquement... macabre !). Le reste (à part "Words, words, words", parlé aussi) est loin de me convaincre mais bon, comparé à l’oeuvre du Lennon susnommé ça plane quand même cent lieux au dessus.

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l'image du jour
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In naturalibus !

Faute d’avoir autant de talent que Ferré, Lennon était bien plus drôle.