On
trouve à la tête
d’un clan de poufs populaires
pernicieuses une pimbêche
prénommées Heather
et dont les deux suiveuses (avec
une jeune Shannen Doherty) sont
également prénommées
Heather (d’où le
titre original : « Heathers
»).
Veronica
(c’est Winona Ryder) ambitionne
d’être de ce clan,
mais se ressaisit après
avoir constaté la vacuité
d’une soirée étudiante
peuplée de stéréotypes
tarés au QI négatif.
Souhaitant
désormais se venger de
la Heather principale, Veronica
la tue « involontairement
» avec l’aide de
Jason Dean (c’est Christian
Slater). Initialement rebelle
sans but, tel le grand James
Dean avec lequel il partage
d’ailleurs le nom et les
initiales, JD glisse lentement
vers la psychopathie nihiliste.
De ce fait, ce film qui est
une comédie noire cynique
occasionnellement pastiche des
teen movies de sa décennie
devient une critique acerbe
de la vie au lycée qui
est une jungle hypocrite et
cruelle.
Ce
coming-of-age tordu et second
degré, qui a ses bons
moments et ses bonnes répliques,
peut être entraînant
sur sa première moitié,
moins sur sa seconde.
Et
la moralité de cette
belle histoire est qu’il
vaut mieux changer un monde
mauvais que le détruire.
PS
: Le scénariste, Daniel
Waters, est aussi celui de «
Batman returns » en 1992
et a coécrit «
Hudson Hawks » (également
de Lehmann) et «Demolition
man ».
Winona Ryder dans son premier
rôle sensible.