Extreme
(plutôt mal nommés) sont
des musiciens qui voulaient en ces
temps anciens bien faire et plaire.
Ce fut leur projet. Ce n'est déjà
pas si mal, me dirais-tu.
En
effet.
Alors,
ils font, en conséquence, dans
le rock commercial le plus attendu.
En puisant de ci de là.
D'abord, pas loin de trucs d'Aerosmith,
comme un énième clone.
Etant donné que j'ai déjà
beaucoup de mal avec la bande à
Tyler, rapidement, à l'écoute,
la lassitude gagne.
Puis
ils se prennent aussi pour le quatuor
flasque de Mercury. Pourquoi pas pendant
qu'ils y sont. Personnellement, je
préfère Aerosmith.
A
d'autres moments, ils jouent les progueux
et se lancent, sans se tenir des mains,
dans le rock symphonique. Des millions
de cordes. De l'emphase. Quelques
breaks. Des relents de classique.
De la prétention aussi. Bref,
un peu n'importe quoi. (Cf. les derniers
titres sous forme d'une suite.)
Avec donc peu d’identité,
Extreme fonçait donc ici vers
plein de directions assez douteuses.
Pas forcément des meilleures
et sûrement pas extrêmes.
Malgré tout, les fans de rock
symphonique proche du prog ont dû
trouver sans doute un intérêt
à la suite dont je parlais
plus haut et qui fait un peu penser
au vieux Procol Harum des années
70.
Après ce gros monument, le
groupe, sans réelle personnalité,
se sépara. Puis, le chanteur,
pour rester au même niveau,
partit rejoindre un groupe hyper connu
pour un album ayant encore moins d'intérêt
que celui-ci...
Et
après ?
Ils sont revenus, comme bien d’autres,
pour pas grand-chose, pour que dalle
ou peut-être la nostalgie dont
on sait qu'elle n'est forcément
bonne conseillère.