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Métaphorique

Exit 8
Genki Kawamura
(2025)

 

« Exit 8 » commence par le boléro. Celui de Ravel évidemment, pas un boléro d’Eydie Gorme y Los Panchos qui est beaucoup plus rare à moins de passer ses vacances au Nicaragua. Ravel est un choix qui se défend puisque « Exit 8 » est une longue répétition. Il s’agit, initialement, d’un jeu vidéo dans lequel tu marches dans un tronçon de couloir de métro et, à chaque anomalie constatée, tu dois rapidement faire demi-tour au risque de recommencer indéfiniment le même tronçon de couloir de métro.

De ce jeu qui peut se terminer, avec un peu de chance, en 30 minutes, Genki Kawamura en a fait un film de 1h30 en ajoutant à son personnage principal un passé trouble (et un présent trouble et un futur trouble), ce qui était évidemment indispensable sur la durée, le jeu ne s’encombrant pas de scénario.

L’homme perdu, car tel est son nom, apprend initialement que son ex est enceinte de lui. Doit-elle garder l’enfant ? Dès lors, le gars est bloqué dans un couloir infini et devra se remettre en question et affronter ses peurs et ses traumas, lui-même qui ne connut pas son père et vit dans la précarité.

Pratiquement tout le film se déroulera donc dans ce même coude de couloir à briquettes blanches où l’homme perdu, d’anomalies manquées en révélations, tentera de se trouver.

Tu as bien compris que « Exit 8 » était métaphorique, ce qui t’invite à la surinterprétation si tu juges, comme moi, la première lecture trop simpliste (et lacunaire).



La grande vérité de ce film est que marcher dans
les couloirs du métro relève de l’horreur.