Situons
un peu Evans. C'était
un musicien, pianiste, arrangeur,
producteur qui aimait Hendrix.
Comme moi ! Mais n'ayant pas
les moyens de me payer un grand
orchestre avec des chiées
de cuivres, je me contente de
jouer dans ma carrée
quelques titres du célèbre
guitariste sur ma vieille guitare
sèche et sous les encouragements
de mes voisins mélomanes...
Donc Evans et son orchestra
s'attaque ici la musique d'Hendrix
en big-band, fallait oser !
Ensuite, la transcrire jazziquement
pour grand orchestre avec cuivres
à foison, ça devenait
aussi difficile que de vouloir
traduire les œuvres complètes
d'Alain Robbe-Grillet en sanskrit
!
Alors
me dirais-tu ?
Eh
bien, le travail d'Evans n'est
pas toujours à la hauteur
de mes espérances et
ses adaptations osées
pour grand orchestre ne sont
pas toujours de franches réussites.
C'était difficile et
le résultat déçoit
à la fois l'amateur de
jazz et l'inconditionnel d'Hendrix.
Pour
le premier, cet album sonne
parfois un peu trop jazz-rock.
Les solos des intervenants (Howard
Johnson, Trevor Koehler, David
Sanborn (saxes), Marvin Peterson
et Lew Soloff (trompette) ne
sont pas toujours de grande
qualité et les arrangements
sont froids, manquent de volume
et parfois foireux (cf. "Voodoo
Chile" complètement
raté et surtout peu apte
à faire oublier les versions
d'Hendrix).
Pour
le second, il manque surtout
des interventions torrides et
inspirées à la
gratte - Ryo Kawasaki et Keith
Loving n'ont malheureusement
pas le talent d'Hendrix -, un
peu plus de blues (pourquoi
ne pas avoir repris les superlatifs
"Red House" ou "Catfish
Blues" ?), une couleur
plus chaleureuse à l'ensemble
et un délire plus...
euh... hendrixien.
Au
final on a quand même
quelques très bons titres
fievreux comme "A Merman
I should Turn To Be", "Crosstown
Traffic" ou "Little
Wing".
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l'image
du jour
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Un
moment dans la courte
et fulgurante
carrière de
Jimi Hendrix !

Un
jour à Woodstock
il a rencontré
Janis Joplin dont
Gil Evans n'a jamais
fait de reprise, c'est
un bonne chose.
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