Mixel
Etxekopar -
François Rossé
Transhumantzia
(2010)
Ca
commence et finit avec les sonnailles
et les aboiements des chiens
("Joan" puis "Itzuli").
Normal, c’est la transhumance.
Etxekopar est un musicien qui
souffle dans plein de trucs
et même un instrument
basque fait de roseaux et de
cornes. Il est accompagné
par Rossé, un pianiste
transfuge de la musique contemporaine
et qui, comme Etxekopar, aime
sûrement la montagne.
Cette musique dans sa majorité
nous emmène en un étrange
et agréable voyage tout
à fait dépaysant,
là-bas sur les cîmes
en compagnie des bergers et
des bêtes avant de retourner
en bas, conquis, avec l’émouvant
dernier thème (le superbe
"Itzuli").
Emotionnellement c’est
souvent assez fort et évocateur.
Un tango assez prenant ("Han
Eta Hemen"), de la poésie,
des vocaux bizarres (j’adhère
moins), des thèmes nostalgiques,
un piano qui navigue entre romantisme,
hard bop et, euh, contemporanéité
(ça existe ce mot ?).
Avec des sons étonnants
sortis d’instruments à
vent qui ne le sont pas moins
(étonnants) et les bruits
d’une vie comme tout droit
sortis de la montagne.
Bref, "Transhumantzia",
le bien nommé, est une
musique étrange et pénétrante,
parfois humoristique, d’autres
fois, grave et qui fait découvrir
bien plus que ce qu’elle
donne. Dommage que parfois ça
insiste un peu trop sur les
effets vocaux.