D'abord il y eut "Music
For Airport" assez aérien.
Cest normal ça se passait
dans un aéroport. Arpès
on eut droit à "On
Land", plus sombre.
Finis les jolis choeurs éthérés
et les pianos romantiques où
le Brian faisait du néo-Popol
Vuh. Voici maintenant Eno qui
fait du Tangerine Dream première
époque (dans les premiers
thèmes surtout) avec
l’envoûtant "Lost
Day" au titre assez évocateur.
Plus loin, et avec "Shadow"
notamment, Eno innove quand
même un peu et laisse
intervenir dans une facette
un peu plus, disons, nerveuse
un trompettiste assez original
au phrasé, euh, impressionniste
nommé Jon Hassell (décédé
récemment, oui, lui aussi
malheureusement) et des guitares
tout en retenue comme des touches
à peine perceptibles.
Et tout en étant aussi
statique, ça n’en
est pas moins intéressant.
Au final on a un album moins
original que pourraient le penser
certains qui annoncent que tout
ce que fait Eno est génial.
Mais peu importe après
tout car cette œuvre me
convient. C’est très
accessible tout en étant
assez sombre, romantique aussi
et très lent bien sûr,
comme si on passait son temps
à regarder un paysage.
C’est peut-être
pour ça que ce disque
s’appelle "On land".
En tout cas j’aime assez
ce genre de musique... et ne
pas oublier de préciser
que c’est de l’ambient
quand on le met en fond sonore
dans son salon quand on reçoit.
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l'image
du jour
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Brian Eno, cent fois
sur le métier
remettant son ouvrage
!

-
Tu fais quoi, là,
Brian ?
- Je suis en train
de mettre au point
l'ambient.
- Ça a pas
l'air fastoche.
- Tu peux le dire
!
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