Tu
n'aimes pas l'ambient, tu trouves ça,
à juste raison, un peu toujours
pareil, soporifique un max, et avec
un minimum de mélodie. Eh bien,
écoute celui-ci, tu y trouveras
trois thèmes un peu répétitifs,
certes, mais agréables et variés
(le quatrième me semble un ton
en dessous avec un son un chouïa
rébarbatif).
Avec
cet album, le brillant Eno voulait inventer
la musique pour aéroport. La
tentative était louable. Mais,
en vérité, il inventait
tout bonnement la musique électronique
d'ascenseur... pour aéroport.
Tu es dans l'ascenseur de l'aéroport,
tu vas attendre ton avion, tu penses
que tu vas t'écraser dans quelques
minutes dès que tu auras décollé.
Tu écoutes Eno et tout de suite
ça va mieux.
Eno propose donc ici un fond sonore.
Mélodiquement plutôt banal.
Avec un excessif dépouillement
et plein de silence. Ça s'arrête,
ça repart. Ça dure. Ça
s'étire. Ça prend tout
l'espace.
Cet album est sans aucun doute le must
du genre parmi les très nombreux
que j'ai écoutés parce
qu'on y entend de la musique, pas du
Mozart, certes, mais autre chose que
des notes uniques et chiantes comme
c'est le cas le plus souvent dans ce
style un peu foutage de gueule.
Ici,
tout est en douceur, serein, fluide
et ça ne s'apprécie pas
forcément dans un aéroport.
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l'image
du jour
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Brian Eno, cent fois sur le
métier remettant son
ouvrage !

-
Tu fais quoi, là, Brian
?
- Je suis en train de mettre
au point l'ambient.
- Ça a pas l'air fastoche.
- Tu peux le dire !
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