Electric Sun c’est Uli Jon
Roth qui joue plutôt bien
de la guitare et chante... vraiment
mal. Imagine Dylan, l'ex-non-prophète
des années 60, s'essayant
au hard-rock en hurlant comme
un dératé et tu
auras une idée de la voix
de ce bon Uli (ex-membre de Scorpions
groupe de hard-variété-rock
qui signifie en bantik : ceux
qui ont des glandes parotoïdes
derrière les yeux qui sécrètent
un liquide blanc-laiteux mortel
qu'ils balancent sans retenue
sur ceux ont eu le malheur de
dire du mal d'eux.).
Attention, ce "Fire wind",
bien nommé, démarre
très vite et ne s'essouffle
pas jusqu'au dernier titre de
la deuxième face (l'album
que je possède dans ma
discothèque est un vinyle).
On appelait ça du hard-rock
en ces temps anciens.
Il est donc difficile de tenir
le coup jusqu'au bout. Mais rassure-toi,
quelques titres plus lents permettent
de refaire surface.
On y trouve bien sûr tous
les tics du genre : clichés
à la tonne, solos pompés
(Blackmore par exemple sur "Fire
wind"), mélodies parfois
plutôt faiblardes. Un petit
côté rétro
aussi (non, je n'ai pas dit ringard).
Un peu de facilité et beaucoup
de remplissage avec la voix très
limite tout au long de l'album.
Mais, n'aie crainte. La loi de
l'offre et de la demande est respectée.
Si tu es demandeur, pas trop regardant
sur les vocaux et les compositions,
le produit te conviendra. D'autant
plus que c'est fait sans grande
prétention et avec surtout
une certaine pêche.