ACCUEiL

disques

CHRONiQUES MUSiCALES

AUtRES

Avec une
certaine pêche

Electric Sun
Fire Wind (1981)


Electric Sun c’est Uli Jon Roth qui joue plutôt bien de la guitare et chante... vraiment mal. Imagine Dylan, l'ex-non-prophète des années 60, s'essayant au hard-rock en hurlant comme un dératé et tu auras une idée de la voix de ce bon Uli (ex-membre de Scorpions groupe de hard-variété-rock qui signifie en bantik : ceux qui ont des glandes parotoïdes derrière les yeux qui sécrètent un liquide blanc-laiteux mortel qu'ils balancent sans retenue sur ceux ont eu le malheur de dire du mal d'eux.).

Attention, ce "Fire wind", bien nommé, démarre très vite et ne s'essouffle pas jusqu'au dernier titre de la deuxième face (l'album que je possède dans ma discothèque est un vinyle). On appelait ça du hard-rock en ces temps anciens.

Il est donc difficile de tenir le coup jusqu'au bout. Mais rassure-toi, quelques titres plus lents permettent de refaire surface.

On y trouve bien sûr tous les tics du genre : clichés à la tonne, solos pompés (Blackmore par exemple sur "Fire wind"), mélodies parfois plutôt faiblardes. Un petit côté rétro aussi (non, je n'ai pas dit ringard). Un peu de facilité et beaucoup de remplissage avec la voix très limite tout au long de l'album.

Mais, n'aie crainte. La loi de l'offre et de la demande est respectée. Si tu es demandeur, pas trop regardant sur les vocaux et les compositions, le produit te conviendra. D'autant plus que c'est fait sans grande prétention et avec surtout une certaine pêche.