Electric
dragon 80000 v
Gakuryu Ishii (2001)
Enfant,
Dragon Eye Morrison est électrocuté
et acquiert un coup de poing
fulgurant. Dès lors il
casse la gueule de quelques
petits connards, ce que le système
lui reproche en l’électrocutant
encore plus.
D’électricité
en électricité,
il est perpétuellement
sur courant continu, et ne parvient
à se libérer de
son surplus de volts qu’en
triturant sa guitare. En même
temps sévit dans la ville
un redresseur de torts à
demi masqué : Thunderbolt
Buddha, lui-même sévèrement
électrocuté.
On voit donc l’ineffable
Tanadobu Asano rechercher un
iguane dans les ruelles ou se
libérer du terrible mal
qui l’étreint par
un jeu de gratte discordant
pendant que son alter-ego épie
des yakuza afin de les dézinguer.
Ils s’affronteront finalement,
peut-être pour savoir
lequel des deux est le plus
électrique.
Vous l’avez compris, «
Electric dragon 80000 v »
est une bizarrerie d’Ishii
qui en fit bien d’autres.
C’est en noir et blanc,
c’est punk et frénétique
et ça dure 55 minutes.
Il n’en faut pas plus
pour que ce soit un moyen métrage
culte pour 0.00003% de la population
en âge de regarder les
grands chefs d’œuvre
du cinéma expérimental
japonais.
Tadanobu Asano dans son premier
rôle sensible.