Dans
la série des disques
que j'emporterais sur une
île déserte avec
une super nana quand même
voici aujourd'hui "Atom
Death Mother" qui est
le meilleur album qu'il m'a
été donné
d'écouter la semaine
dernière et plus précisément
de lundi à vendredi
(le week-end, je vais chez
ma grand-mère en Lozère).
Et c'est une oeuvre tellement
époustouflante que
j'ai bien du mal à
en écrire quelque chose.
Du coup, ne reculant devant
aucun sacrifice, je suis allé
interviewer un certain beau
et sémillant Eddy Waters
à qui l'on doit cet
album fort étonnant.
- Eddy Waters, c'est votre vrai
nom... euh... Eddy ?
- Bien sûr que non. En
vérité je m'appelle
Jean-Yves Serfouette. Et c'est
sûr qu'avec un nom pareil
j'avais aucune crédibilité
pour me lancer dans le monde
impitoyable du rock où
si t'as pas un nom anglais tu
vends même pas trois disques
dans ton lotissement.
- Mais pourquoi "Eddy"
? Est-ce en souvenir de Merckx,
le seul gars capable de gagner
en même temps le Tour,
le Giro et même Paris-Camembert
?
- Tu te gourres ! C'est seulement
en hommage au célèbre
chanteur ardéchois, le
génial Eddy Mitchell,
l'inoubliable auteur de "Sur
la route d'Aubenas". Je
t'en chante un petit passage
?
- Je sais pas si c'est une bonne
idée.
J'écoutais
le disc-jockey
Dans la voiture qui me traînait
Sur la route d'Aubenas,
Sur la route de Aubenas.
Et
la radio me vantait
Un truc débile qui m'endormait,
Sur la route d'Aubenas,
Sur la route d'Aubenas.
-
Ca ne donne pas envie d'y aller.
- Hein ?
- Et Waters, est-ce un petit
clin d'oeil au bluesman célèbre
créateur de "I'm
so sad cause I lost my mobylette"
?
- Pas du tout ! C'est un hommage
plutôt vibrant à
Roger Waters, le plus grand
chanteur de charme de ces cinquante
dernières années
et peut-être plus, j'ai
pas compté.
- Ah bon ?
- Oui, même que chez moi
j'ai tous ses disques de "Radio
Kaos" jusqu'à "Roger's
Jingle Bells" son célèbre
album de reprises de chansons
de Noël. Chaque année
je l'écoute sous le sapin
en versant une larme.
- Arrêtez-moi si je me
trompe, mais justement, votre
CD, c'est pas un clin d'oeil
à un album du groupe
de Roger Waters nommé
Pink Floyd avec cette vache
sur la pochette ?
- Sûrement ! Et en fait
c'est un reprise complète
de l'album de Pink Floyd nommé
"Atom Heart Mother".
- Et pourquoi reprendre cet
album au lieu de reprendre de
la choucroute ? Hein ?
- Eh bien tout simplement parce
que la choucroute j'ai horreur
de ça, moi mon truc c'est
la daube.
- Vous avez tout fait dans votre
disque ?
- Oui, je joue de la batterie
que m'a prêtée
mon cousin car son groupe de
metalcore Biscuit For My Colombine
n'existe plus.
- Vous jouez de quoi d'autre
?
- De la gratte que j'ai achetée
d'occase à l'ancien guitariste
du groupe punk The Sex Marioles,
je joue aussi quatre notes du
pipeau que m'a prêté
ma petite soeur dans le final
du long titre de 27 minutes
et je me sers moi même
la bière.
- D'après la pochette
d'aucuns auraient pu penser
que vous trouvez la musique
de Pink Floyd assez chiante,
non ?
- Pas du tout ! Pink Floyd c'est
un truc hyper puissant avec
des fois des concepts assez
géniaux tous inventés
par Roger Waters, il est trop
fort ce mec ! Je t'en explique
un en deux mots ?
- Si vous voulez mais pas plus.
- Eh bien, y'a un gus qui est
derrière un mur. En fait
on sait pas pourquoi, c'est
là le charme des concepts.
- Et alors ?
- Alors, il veut passer de l'autre
côté, pardi. C'est
l'allégorie du gars qui
veut aller toujours plus loin.
Avancer, encore avancer. Comme
moi avec ma musique.
- C'est fascinant.
- Oui, et en plus, Pink Floyd
c'est aussi de super pochettes.
Même que moi, depuis des
années je regarde celle
de "Meddle" et je
me demande toujours ce que ça
représente. Comme quoi,
Pink Floyd, ça peut aussi
faire passer le temps.
- Je suppose que vous n'avez
pas copié le groupe ?
- En fait, j'ai changé
les paroles des chansons, je
les trouvais un peu nazes.
- Ah bon ?
- Oui et puis je me suis permis
de changer les musiques aussi
pendant que j'y étais.
Faut bien reconnaître
qu'elles étaient quand
même un peu soporifiques.
Du coup ça a une sacrée
pêche que n'avait pas
le disque de Pink Floyd qui
est un truc tout juste bon à
aider un vieux progueux à
faire sa sieste.
- Justement Pink Floyd c'était
du prog, que dire de votre musique
?
- C'est un peu prog vu que ça
peut prendre la tronche par
moments mais c'est aussi punk
car bourré d'énergie
jusqu'à la gueule.
- C'est du punk-prog alors ?
- Oui mais c'est totalement
death parce que plein de sombrission...
- De "sombritude",
vous voulez dire ?
- Oui, c'est ça car mon
CD c'est un rien dark quand
même parce que cet album
c'est pas un truc pour les gus
fragiles des esgourdes, c'est
parfois angoissant, même
que j'ai un pote blackmetalleux
à qui j'ai vendu mon
disque...
- Ah bon ?
- Ouais, j'allais pas lui prêter
quand même, eh bien il
a été tout bouleversé,
non pas par le prix mais par
la puissance de ma musique.
- Pas possible ?
- Tellement qu'après
l'écoute, le soir même,
il est allé brûlé
deux églises, je crois.
- Ca fait beaucoup.
- T'as raison, un peu trop peut-être.
- Bon, merci et bonne chance
pour les ventes !
- P'tain, m'en parle pas ! Je
suis dégouté à
l'avance, c'est encore des chanteurs
avec des noms à la con
qui vont truster les charts.
Pourtant, ça sonne super
bien Eddy Waters, kes-t'en penses
?
Bref,
"Atom Death Mother"
c'est très éloigné
de Pink Floyd, ça a une
pêche pas possible et
c'est du prog-death-dark-punk
en vente dans toutes les bonnes
charcuteries.
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l'image
du jour
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Roger
Waters en train d'écouter
le superbe "Atom
Death mother"
!

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Putain, ça
déchire grave
ce truc !
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