L'école
dans le viseur
Nobuhiko Obayashi (1981)
Yuka
est la meilleure élève
de son lycée et est amie
avec Koji qui tente vaille que
vaille de faire du kendo. Yuka
se découvre un pouvoir,
celui d’influencer le
cours des choses, d’empêcher
l’enfant d’être
renversé par le camion.
Mais arrive bientôt une
élève transférée,
la fameuse, également
dotée d’un pouvoir
et d’yeux luisants. Elle
met en place un régime
dictatorial au lycée
afin de soumettre les adolescents
dissipés.
Ça, ce sont les 45 premières
minutes, pour vous dire que
ce film ne veut pas traiter
son pitch. Tu attends que Yuka
découvre son pouvoir
puis tu attends qu’elle
l’utilise puis tu attends
l’antagoniste puis tu
attends que Yuka affronte l’antagoniste.
Et au moment où le film
commence vraiment, il est pratiquement
fini.
Bien sûr, Obayashi fait
du Obayashi avec des superpositions,
des dessins, des effets visuels
désuets, une image en
même temps en couleur
et en noir et blanc et l’explication
de tout ceci est parfaitement
extravagante.
Même si d’aucuns
s’en sont souvent sortis
grâce à la célèbre
"prime à la différence"
- le cinéma différent
étant régulièrement
vu comme meilleur – «
L'École dans le viseur
» (quel titre !) est un
petit Obayashi assez barbant.
PS
: Hiroko Yakushimaru apparaîtra
la même année dans
« Sailor suit and machine
gun » de l’ineffable
Shinji Somai.
Obayashi fait du Obayashi.