L'école
emportée
Nobuhiko Obayashi (1987)
Sho
est étrangement tactile
avec sa mère (parce qu’il
revient des Etats-Unis...) avant
de se rendre dans son école
internationale où une
prof va bientôt se marier.
Alors tout le monde se met à
chanter et, sans doute pour
les punir, une catastrophe non-naturelle
les fait disparaître dans
un trou et réapparaître
dans un désert.
C’est à ce moment
que d’aucuns perdent la
boule et que les enfants se
retroussent les manches pour
survivre aux attaques de cafards
géants en plastique.
Effectivement, ce n’est
pas commun. Ce qui l’est
davantage est le personnage
de Sho l’irresponsable
qui se révèlera
dans l’adversité
(et les douches de sable) et
apprendra à devenir un
leader.
Obayashi adapte ici très
très librement un manga
à succès avec
la plupart des dialogues en
anglais, mal écrits ou
incompréhensibles. Le
film qui devait être tourné
en Australie l’a été
en studio avec des incrustations
approximatives. L’intrigue
n’est pas évidente
et le jeu des ados non plus.
Quant au fait-main (peintures
sur verre et transparences),
marque de fabrique d’Obayashi,
il contribue autant à
l’onirique/fantasy qu’au
ridicule.
Le résultat est d’une
laideur sans le sou qui rend
le film particulier, certes,
mais qui ne l’aide pas
à sublimer sa dimension
"Sa majesté des
mouches" et contribue à
sa réputation de plus
mauvais film d’Obayashi.
PS
: La musique de l’ineffable
Joe Hisaishi est sans doute
ce qu’il y a de mieux
dans ce film.
Il y a vraiment des cafards
en plastique.