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Eastern condors


Sammo Hung 

- 1987 -



Les années 80 connurent un nombre incalculable de films sur la guerre du Vietnam ou l’après-Vietnam, aux Etats-Unis, bien sûr, mais aussi, dans une moindre mesure, à Hong Kong, notamment chez John Woo ou avec Chow Yun-fat : « Une balle dans la tête », « Les larmes d’un héros », « Le syndicat du crime 3 » ou « The story of Woo Viet ». D’autres s’y essayèrent comme l’ineffable Sammo Hung avec « Eastern condors ».

Ici les américains envoient au Vietnam deux commandos, l’un de mecs rigides et disciplinés afin de détruire un arsenal laissé sur place à la fin de la guerre et l’autre, composé de farfelus taulards sino-américains, pour faire diversion.

Ces derniers sont des escrocs, des assassins et des contrebandiers, mais aussi des experts en armes à feu et en arts martiaux, il faut bien ça. L’avion du premier commando explose et seul reste le second qui, n’obéissant pas aux ordres, mène à bien la mission.

Ils cheminent dans l’arrière-pays et affrontent occasionnellement des vietcongs qui parlent cantonais (sans doute le cantonais du Vietnam), lors de multiples fusillades et bagarres diverses, avec un rapport aux blessures par balles qui leur est propre.

Comme toujours dans les films de commando, certains reviendront mais d’autres pas, et on verra ainsi mourir nombre d’entre eux lors de scènes tragicomiques surjouées. La mort est douloureuse, certes, mais quand même un peu marrante.

Outre de multiples tueries qui relèvent du tir au pigeon, le film culminera lors de ses combats finaux endiablés qui regroupent quelques artistes de l’époque : Joyce Godenzi, Dick Wei, Sammo Hung, Billy Chow, Yuen Biao et Yuen Wah.

 



Corey Yuen et Yuen Woo-ping dans leur premier rôle sensible.