Les
années 80 connurent un nombre incalculable
de films sur la guerre du Vietnam ou l’après-Vietnam,
aux Etats-Unis, bien sûr, mais aussi,
dans une moindre mesure, à Hong
Kong, notamment chez John Woo ou avec
Chow Yun-fat : « Une balle dans
la tête », « Les larmes
d’un héros », «
Le syndicat du crime 3 » ou «
The story of Woo Viet ». D’autres
s’y essayèrent comme l’ineffable
Sammo Hung avec « Eastern condors
».
Ici
les américains envoient au Vietnam
deux commandos, l’un de mecs rigides
et disciplinés afin de détruire
un arsenal laissé sur place à
la fin de la guerre et l’autre,
composé de farfelus taulards sino-américains,
pour faire diversion.
Ces
derniers sont des escrocs, des assassins
et des contrebandiers, mais aussi des
experts en armes à feu et en arts
martiaux, il faut bien ça. L’avion
du premier commando explose et seul reste
le second qui, n’obéissant
pas aux ordres, mène à bien
la mission.
Ils
cheminent dans l’arrière-pays
et affrontent occasionnellement des vietcongs
qui parlent cantonais (sans doute le cantonais
du Vietnam), lors de multiples fusillades
et bagarres diverses, avec un rapport
aux blessures par balles qui leur est
propre.
Comme
toujours dans les films de commando, certains
reviendront mais d’autres pas, et
on verra ainsi mourir nombre d’entre
eux lors de scènes tragicomiques
surjouées. La mort est douloureuse,
certes, mais quand même un peu marrante.
Outre
de multiples tueries qui relèvent
du tir au pigeon, le film culminera lors
de ses combats finaux endiablés
qui regroupent quelques artistes de l’époque
: Joyce Godenzi, Dick Wei, Sammo Hung,
Billy Chow, Yuen Biao et Yuen Wah.
Corey Yuen et Yuen Woo-ping dans leur
premier rôle sensible.