Eagles
Hotel
California (1976)
"Hotel
California" est paraît-il
un album qui s’est beaucoup
vendu et peut-être autant
que "I’m black I'm
White" de Jackson ou "The
Good Side Of Money" de
Pink Floyd.
Et
ça peut se comprendre
car cet album était bâti
pour plaire au maximum. Belles
mélodies, belles voix,
belle production, beaux instruments,
beaux arrangements, belles coiffures
des aigles et peut-être
aussi belle pochette.
L’inoxydable
"Hotel California"
avec son jouissif solo de gratte
qui dure et "Life in the
fast lane" sont des rocks
corrects. Le premier est excellent
et inusable. Le second est pas
mal non plus, moins bon, certes,
mais nettement meilleur que
le reste et des trucs comme
"New kid in town",
"Wasted time" ou "The
last resort", tu les écoutes
quelques fois puis ça
devient vite creux car lisse
et lorsque c'est lisse on glisse
vite dessus. Quant aux autres
titres, ils sont encore un ton
en dessous, mièvres,
gluants et souvent inconsistants.
Et la voix du chanteur n'arrange
pas les choses.
"Hotel
California" est loin de
mériter tout le foin
fait autant de cette œuvre
un peu fastoche et complaisante,
mais bon, c’est souvent
ça qui fait le succès
auprès des masses.