D'Virgilio,
Morse & Jennings
Troika
(2022)
Un
jour, D’Virgilio de chez
Spock’s Beard (groupe
de néo-prog de chez prog),
Morse (ex du même combo
et stakhanoviste du prog-pop
symphonique et démonstratif
de chez prog aussi) se joignent
à Jennings du groupe
Haken (metal-prog de chez prog
itou) et décident de
refaire Crosby, Stills et même
Nash en 2021 comme en 69 sur
le pré verdoyant de Woodstock
où de sympatoches chevelus
s’étaient retrouvés
par centaines de milliers pour
trois jours et nuits d’amour,
de paix et éventuellement
de musique, il en faut aussi.
Du
coup, on a des belles harmonies
vocales très en place
façon pop-rock-folk.
Et ce pendant quelques titres
plutôt sympathiques sans
vraiment la fraîcheur
des trucs d’origine mais
ça ne pose aucun problème.
Après,
moins "west-coast",
les autres titres ont toujours
bien sûr les frais et
avenants vocaux (c’était
le but de cet album) mais sont
nettement moins accrocheurs
car dans un registre quelque
peu différent. Sans doute
que les gars, arrivés
au bout de leur fugace inspiration,
décidèrent alors
de proposer, d’un coup
sans prévenir, un lot
de chansons fastoches, un peu
moches et sans attrait sous
forme d’un pop-rock tout
dans la platitude.
Bref, plaisant un temps surtout
par les voix, sans réelle
pertinence mais bien fait, cet
album sombre vite dans le truc
de série B. Un peu comme
la rencontre improbable et foireuse
du moins bon de Crosby, America,
Stills, la musique de Morse,
Fleetwood Mac et Nash. Oui,
tout ça.