Delerm
chante le quotidien dans sa
triste réalité.
Cet album, miroir de nos vies,
réflète notre
banalité. C'est pas
une belle intro, ça
?
Les paroles sont sans emphase.
Directes. Des rimes simples
aussi. Des mots de tous les
jours. Mais rien ne se fait
dans l'insignifiance grâce
à un ton souvent juste
et l'apport de belles mélodies
et d'arrangements plutôt
riches où prédominent
un piano qui lorgne vers Satie
et des cordes proches de la
musique de chambre. Il en
résulte une atmosphère
tout en mélancolie.
Super, ce deuxième
paragraphe, non ?
Bien sûr, on peut dire
que Delerm n'a pas une voix
particulièrement passionnante
et que ses textes ne sont
pas du Brassens. Et alors
? On écoute bien des
pires artistes que ce soit
en France ou ailleurs.
Des trucs comme "Fanny
Ardant et moi", "La
vipère du Gabon",
"Châtenay Malabry"
ou "Tes parents",
ça tient largement
le coup après bien
des écoutes. Et puis,
c'est un peu décevant
Deauville sans Trintignant.
Quant au reste, je l'avoue,
je trouve ça un peu
banal.