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CHRONiQUES MUSiCALES

AUtRES

Miroir de nos vies, il
reflète notre banalité

Vincent Delerm
Vincent Delerm (2002)

 

Delerm chante le quotidien dans sa triste réalité. Cet album, miroir de nos vies, réflète notre banalité. C'est pas une belle intro, ça ?

Les paroles sont sans emphase. Directes. Des rimes simples aussi. Des mots de tous les jours. Mais rien ne se fait dans l'insignifiance grâce à un ton souvent juste et l'apport de belles mélodies et d'arrangements plutôt riches où prédominent un piano qui lorgne vers Satie et des cordes proches de la musique de chambre. Il en résulte une atmosphère tout en mélancolie. Super, ce deuxième paragraphe, non ?

Bien sûr, on peut dire que Delerm n'a pas une voix particulièrement passionnante et que ses textes ne sont pas du Brassens. Et alors ? On écoute bien des pires artistes que ce soit en France ou ailleurs.

Des trucs comme "Fanny Ardant et moi", "La vipère du Gabon", "Châtenay Malabry" ou "Tes parents", ça tient largement le coup après bien des écoutes. Et puis, c'est un peu décevant Deauville sans Trintignant.

Quant au reste, je l'avoue, je trouve ça un peu banal.