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Brian Davison's Every Which Way
Brian Davison's Every Which Way (1970)

 

Davison (Brian), qui joua jadis auprès d'Emerson (Keith) au sein du groupe 'The Nice' et dont il était le batteur, partit un jour du début des seventies faire son album solo à lui qu’il avait avec un nommé Graham Bell (aux vocaux), Geoff Peach (aux flute et sax), John Hedley (aux grattes) et Alan Cartwright (à la basse et que l’on peut entendre dans le live at Edmonton de Procol Harum dont je n'ai pas manqué de te proposer tantôt une chronique éminemment laudatrice même si, ici, ça s'appelle effet larsen).

Bon, souviens-toi de tous ces gars car dans quelques minutes, interrogation orale...

Donc, tout ce monde propose cet album qui va vers le rock progressif, le blues, le jazz à la Soft Machine avec de sympathiques cuivres, la musique psyché dans une ambiance agréable, tout dans le recueilli et pas loin du premier King Crimson, Traffic et un rien de Pink Floyd période pré-Waters.

Le premier titre "Bed ain't what it used to be" dure pas loin de dix minutes pas chiantes pour un sou, pas loin de la ballade. Ca flotte, c’est cool et intéressant. Ensuite on est dans le même esprit parfois un peu plus "énervé" et la voix de Bell est correcte alors que d’habitude dans ces groupes "obscurs" le chanteur est assez merdique. Eh bien, ici, il fait son truc de belle façon (rappelant un peu Steve Winwood de l’époque) et les interventions (nombreuses, tant mieux) au saxophone et à la guitare électrique (dans les deux derniers titres) sont agréables.

Après cette réussite, Davison ira jouer un album (un seul) avec Moraz (le futur Yes) et ce sera "Refugee" dont tu peux retrouver aussi tu veux une chronique ici même sur effet larsen, le site qui débusque les vieux disques inconnus mais sympas.