Miles,
c'est le trompettiste, bien sûr.
Difficile de ne pas le reconnaître
sur la pochette. Quincy, celui
qui a droit à son prénom
aussi grand, c'est Jones, un producteur-arrangeur
qui s'est fait surtout connaître
auprès de Michael Jackson,
un gars super fendard qui passait
son temps à se préoccuper
de savoir ce qu’étaient
devenues ses roupettes.
Miles joue ici des extraits des
célèbres et intéressants
"Miles Ahead", "Sketches
of Spain" et "Porgy
& Bess". C'est Quincy
qui dirige et a l'idée
de faire intervenir deux grands
orchestres (le Gil Evans Orchestra
et le George Gruntz Concert Jazz
Band) sur des arrangements de
Gil Evans qui accompagna jadis
Miles Davis sur les trois albums
précités. On aurait
pu même écrire sur
la pochette : Miles, Quincy &
Gil.
Pour celui, qui comme moi, aime
ce genre de musique (comment ne
pas l'aimer ?) et ne connaît
pas ces trois chefs-d'oeuvres
(comment est-ce possible ?), c'est
à coup sûr un grand
moment. Il lui permet de se rendre
compte à quel point Miles
Davis donnait ses lettres de noblesse
à son instrument et à
quel point cette musique est de
qualité. Même si
bien sûr des extraits ne
permettent pas de se faire une
idée complète des
monuments que sont ces trois oeuvres...
(Ca, c'est du pléonasme
ou je m'y connais pas !)
L'intérêt de cet
album est d'abord artistique bien
sûr. L'interprétation
et les thèmes y sont superlatifs.
Ensuite, il permet d'entendre
le dernier concert de Miles Davis
qui termine sa course par la musique
qui a fait de lui une star du
jazz et de la musique en général.
Une belle sortie en somme.
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l'image
du jour
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Miles
et Quincy !
Ils
étaient alors sur
la même longueur
d'onde...
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