"Live-Evil"
est un album mi-live, mi-studio
de jazz électrique du
Miles Davis des seventies.
Ici
il est accompagné par
la majorité des musiciens
qui jouèrent sur "Bitches
brew" et autres choses
sauvages et belles de cette
époque dont on peut retrouver
quelques chroniques ici même
sur effet larsen, le
site qui aime aussi le Miles
Davis électrique, sauvage
et, euh... beau.
L’ensemble
sonne époque "Jack
Johnson" avec Mclaughlin
que je n’ai jamais trouvé
aussi bon que dans les albums
de Davis et l’intérêt
de ce live à mon avis
(qui n’est pas humble,
je tiens à le préciser)
est dans le côté
torride de cette musique fiévreuse
qui a besoin de temps pour pénétrer
l’auditeur. Et comme les
titres sont plutôt longs,
à l’inverse du
prog où ça emmerde
un peu, c’est une bonne
chose, agissant un peu façon
transe.
En
outre, c’est assez pêchu
pouvant justifier l’appellation
de "jazz-rock". L’ensemble
est très, disons, rustique,
tribal. Ca foisonne, ça
cogne, les orgues sont très
originaux et sombres, la rythme
est en béton et Mclaughlin…
au top et on y sent aussi bien
sûr l’influence
d’Hendrix et comme la
musique de ce dernier, "Live
evil", le bien nommé,
brûle.
Quant
à "What I say",
on dirait un groupe de rythm
and blues comme possédé.
Et ses 21 minutes délirantes
- ce n’est pas de trop
- emportent dans un groove assez
torride.
Bref,
nous voici devant un bon album
de jazz fusion. Profitons-en,
il n’y en a pas beaucoup.