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Torride et
tribal...

Miles Davis
Live-Evil (1971)

 

"Live-Evil" est un album mi-live, mi-studio de jazz électrique du Miles Davis des seventies.

Ici il est accompagné par la majorité des musiciens qui jouèrent sur "Bitches brew" et autres choses sauvages et belles de cette époque dont on peut retrouver quelques chroniques ici même sur effet larsen, le site qui aime aussi le Miles Davis électrique, sauvage et, euh... beau.

L’ensemble sonne époque "Jack Johnson" avec Mclaughlin que je n’ai jamais trouvé aussi bon que dans les albums de Davis et l’intérêt de ce live à mon avis (qui n’est pas humble, je tiens à le préciser) est dans le côté torride de cette musique fiévreuse qui a besoin de temps pour pénétrer l’auditeur. Et comme les titres sont plutôt longs, à l’inverse du prog où ça emmerde un peu, c’est une bonne chose, agissant un peu façon transe.

En outre, c’est assez pêchu pouvant justifier l’appellation de "jazz-rock". L’ensemble est très, disons, rustique, tribal. Ca foisonne, ça cogne, les orgues sont très originaux et sombres, la rythme est en béton et Mclaughlin… au top et on y sent aussi bien sûr l’influence d’Hendrix et comme la musique de ce dernier, "Live evil", le bien nommé, brûle.

Quant à "What I say", on dirait un groupe de rythm and blues comme possédé. Et ses 21 minutes délirantes - ce n’est pas de trop - emportent dans un groove assez torride.

Bref, nous voici devant un bon album de jazz fusion. Profitons-en, il n’y en a pas beaucoup.