Avec
cet album, bande originale d'un obscur
film sur un boxeur (Miles Davis adorait
la boxe), le trompettiste abordait de
près, avec rage, conviction et
une certaine urgence, les rivages du
rock.
On a deux longs thèmes :
"Right off" démarre
à cent à l'heure avec
un impérial Mclaughlin' à
la guitare électrique. Le titre
s'étire aussi véloce qu'il
avait commencé après une
trentaine de minutes assez torrides
et quelques passages qui s'égarent
un peu. Dommage.
"Yesternow", plus apaisé,
possède un côté
assez hypnotique particulier à
nombre de titres de Miles de cette époque.
Au
final, on a un album qui est peut-être
celui du trompettiste le plus accessible
aux amateurs de rock allergiques au
jazz même s'il ne me paraît
pas au firmament de sa production.