Le
bien nommé "Big
fun" est l'un de mes préférés
de la période davisienne
que l'on peut appeler "fusion"
dont en fait je n'aime pas grand
chose.
Ce double album sortit en son
temps avec quatre thèmes
seulement et enregistrés
à l'époque des
sessions de l'historique "Bitches
brew", du très jazz-rock
"Jack Johnson" ou
du fusion-free "On the
corner".
La
production est assez claire,
nette et l'instrumentation est
faite de nouveaux apports, notamment
des sitars et des percussions
brésiliennes très
usitées à l'époque
(début des années
70) dans le rock auquel Miles
Davis prête une oreille
attentive.
Sa
trompette est ici doublée
avec force échos. Les
guitares électriques
utilisent comme chez les rockeurs
les effets de distorsion du
son. Mais l'ensemble reste,
cet aspect formel mis à
part, dans la même ligne
directrice que "Bitches
brew", à savoir
de longues suites basées
sur une assise rythmique prenante,
amenant l'intervention claire,
limpide et inspirée de
la trompette de Miles Davis
qui s'éloigne de plus
en plus du jazz pour se lancer
dans de longs délires
oniriques très psychédéliques,
chose que seule la musique rock
se permettait jusqu'alors.
Les
climats sont assez envoûtants
et les titres s'étirent
lents et répétitifs,
entrecoupés de silences
et parsemés de belles
envolées à la
trompette et au sax (Wayne Shorter
le plus souvent) dans les beaux
"Great expectations"
et "Lonely fire" (un
peu gaché quand même
par un passage un tantinet "free").
Il y a aussi deux thèmes
que j'apprécie un peu
moins car un peu typés
"jazz-rock" avec un
"Go ahead John" qui
dans la première partie
propose quand même une
trompette agréable, mystérieuse
et fièvreuse puis un
jeu un peu rude et froid de
McLaughlin
à la guitare électrique
et "Ife", une sorte
d"interminable funk lancinant
qui se cherche un peu malgré
un final délirant.
"Big
fun" proposait de façon
originale quelque chose qui
n'avait alors plus guère
de liens avec le jazz tel qu'on
le pratiquait à cette
époque, une musique atypique
comme il la jouait aussi dans
quelques autres disques dont
je fis jadis quelques chroniques
ici même sur effet
larsen, site dont Sylvester
Stallone n’a pas craint
de dire : "Avant je pensais
qu’à tous les péter
maintenant je lis effet
larsen."
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l'image
du jour
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Les
grands moments de la
longue et
merveilleuse histoire
de la vie culturelle
!

Stallone
se préparant
à consulter effet
larsen.
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