Pascal
Comelade & Richard Pinhas
Oblique
Sessions ll
(1999)
Richard
Pinhas, c’est la guitare
(une guitare un rien frippienne
et un peu ambient), Pascal Comelade,
ce sont de claviers (souvent
des petits bruits étonnants
qui rappellent des pianos d’enfants)
pour une musique qui ne l’est
pas moins (étonnante).
L’ensemble joue sur le
répétitif et le
planant. Donc ce n’est
pas forcément très
facile d’accès
mais sans être le moins
du monde agressif. Moi, je n’aime
pas quand c’est agressif.
Ce disque navigue pas loin d’un
certain "No Pussyfooting"
des gars Eno et Fripp que tu
as sûrement écouté
une nuit de tsunami dans un
léger moment d’égarement.
Mais ici, c’est moins
sec et moins glacé. Plus
varié en quelque sorte.
Et avec un rien de lyrisme.
Ce n’est pas à
négliger le lyrisme car
comme le disait fort justement
ce délicat poète
nommé Arnold Schwarzenegger
: "C’est important
le lyrisme".
Les titres d' "Oblique..."
me paraissent un peu trop courts
pour réellement nous
pénétrer (enfin,
moi, toi, je ne sais pas). Ce
genre de musique doit proposer
des titres qui durent, durent,
sinon comment laisser l’ambiance,
l’atmosphère, le
climat nous envahir insidieusement
? Hein ? T'en sais rien ? Eh
bien, écoute ce disque,
tu verras.
Bref, j’aime assez me
laisser aller, et à petite
dose (il ne faut pas exagérer
non plus), de temps en temps,
à ce genre de musique
totalement inclassable et intemporelle.