accueil

autres chroniques


Comanche station

Budd Boetticher

- 1960 -



Jefferson Cody (c’est Randolph Scott) entend dire que les comanches souhaitent échanger une belle kidnappée. N’ayant strictement aucun lien avec elle mais jugeant l’idée parfaitement recevable, il l’échange donc contre trois bouts de tissu et sa Winchester. Seulement il apprend que le mari de la belle kidnappée offrira 5000 dollars à qui la ramènera, somme qui a attiré trois truands.

Les cinq lascars, comme toujours chez Boetticher/Kennedy, progresseront dare-dare dans des contrées inhospitalières avec quelques indiens sur leurs basques afin de ramener l’épouse à l’époux. Seulement les alliés de circonstance devront décider en dernier lieu de celui qui empochera la mise.

« Comanche station » est le dernier film du trio Boetticher/Kennedy/Scott et le dernier épisode du cycle ranown. On y retrouve les mêmes thèmes, voire les mêmes scènes, avec le chef de bande malintentionné qui tente de soustraire la femme au personnage de Scott, le malfrat qui veut se ranger, la menace simpliste de l’amérindien qui n’est pas là pour discuter, la femme dont le mari est faible ou prétendument faible et le protagoniste dont la quête est toujours autre et qui cache une profonde détresse sous une froide apparence. Et puis ils bivouaquent et boivent du café.

PS : « Comanche station » est le dernier film de Nancy Gates et l’avant-dernier de Randolph Scott qui prendra sa retraite en 1962 après un ultime western chez Peckinpah.




Pris en chasse par de violents comanches, ils font une pause pour boire du café.