Jefferson
Cody (c’est Randolph Scott)
entend dire que les comanches
souhaitent échanger une
belle kidnappée. N’ayant
strictement aucun lien avec
elle mais jugeant l’idée
parfaitement recevable, il l’échange
donc contre trois bouts de tissu
et sa Winchester. Seulement
il apprend que le mari de la
belle kidnappée offrira
5000 dollars à qui la
ramènera, somme qui a
attiré trois truands.
Les
cinq lascars, comme toujours
chez Boetticher/Kennedy, progresseront
dare-dare dans des contrées
inhospitalières avec
quelques indiens sur leurs basques
afin de ramener l’épouse
à l’époux.
Seulement
les alliés de circonstance
devront décider en dernier
lieu de celui qui empochera
la mise.
«
Comanche station » est
le dernier film du trio Boetticher/Kennedy/Scott
et le dernier épisode
du cycle ranown. On y retrouve
les mêmes thèmes,
voire les mêmes scènes,
avec le chef de bande malintentionné
qui tente de soustraire la femme
au personnage de Scott, le malfrat
qui veut se ranger, la menace
simpliste de l’amérindien
qui n’est pas là
pour discuter, la femme dont
le mari est faible ou prétendument
faible et le protagoniste dont
la quête est toujours
autre et qui cache une profonde
détresse sous une froide
apparence. Et puis ils bivouaquent
et boivent du café.
PS
: « Comanche station »
est le dernier film de Nancy
Gates et l’avant-dernier
de Randolph Scott qui prendra
sa retraite en 1962 après
un ultime western chez Peckinpah.
Pris en chasse par de violents
comanches, ils font une pause
pour boire du café.