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Pas fondamentalement mauvais

Colony
Yeon Sang-ho (2026)

 

« Colony » nous narre la prolifération d’un virus dans un immeuble séoulite où se déroulait une conférence sur la biotechnologie à laquelle assistait Kwon Se-jeong, l’héroïne de ce beau film, incarnée par l’ineffable Jun Ji-hyun.

Ce virus fait éternuer les gens. Non, bien sûr, il les transforme en mangeurs de chair humaine. Se déplaçant initialement à quatre pattes et étant subjugués par l’obscurité, les infectés évoluent parce qu’ils sont capables de communiquer en hurlant à la lune, ce qui est l’élément original de ce film.

Le reste se prête davantage à discussion, notamment parce qu’entre une pelletée de poncifs et de personnages convenus, les protagonistes agissent occasionnellement sans réfléchir, prenant sans doute la situation à la légère.

Avec des antagonistes pas idiots, menés par un scientifique vindicatif qui est plusieurs, ils auraient pu avoir maille à partir avec une intelligence collective supérieure et difficile à anticiper. Mais non, ils sont simplement stupides et distraits, le scénariste tentant vaille que vaille de créer de la tension. Sinon les femmes sont toutes intrépides, ingénieuses et courageuses (sauf une), voilà bien l’essentiel.

« Colony » n’est pas fondamentalement mauvais, mais jusqu’à preuve du contraire, et je suis patient, Yeon Sang-ho est l’homme d’un seul film : « Le dernier train pour Busan », sorti dix ans auparavant, souvenez-vous.