« Colony » nous
narre la prolifération
d’un virus dans un immeuble
séoulite où se
déroulait une conférence
sur la biotechnologie à
laquelle assistait Kwon Se-jeong,
l’héroïne
de ce beau film, incarnée
par l’ineffable Jun Ji-hyun.
Ce virus fait éternuer
les gens. Non, bien sûr,
il les transforme en mangeurs
de chair humaine. Se déplaçant
initialement à quatre
pattes et étant subjugués
par l’obscurité,
les infectés évoluent
parce qu’ils sont capables
de communiquer en hurlant à
la lune, ce qui est l’élément
original de ce film.
Le
reste se prête davantage
à discussion, notamment
parce qu’entre une pelletée
de poncifs et de personnages
convenus, les protagonistes
agissent occasionnellement sans
réfléchir, prenant
sans doute la situation à
la légère.
Avec des antagonistes pas idiots,
menés par un scientifique
vindicatif qui est plusieurs,
ils auraient pu avoir maille
à partir avec une intelligence
collective supérieure
et difficile à anticiper.
Mais non, ils sont simplement
stupides et distraits, le scénariste
tentant vaille que vaille de
créer de la tension.
Sinon les femmes sont toutes
intrépides, ingénieuses
et courageuses (sauf une), voilà
bien l’essentiel.
«
Colony » n’est pas
fondamentalement mauvais, mais
jusqu’à preuve
du contraire, et je suis patient,
Yeon Sang-ho est l’homme
d’un seul film :
« Le dernier train pour
Busan », sorti dix ans
auparavant, souvenez-vous.