Si
elle pouvait seulement parler
cette basse, elle dirait que
Stanley Clarke était
un excellent instrumentiste
qui osait se jeter à
corps perdu, dans le temps vers
la troisième glaciation,
à l'époque où
il était jeune et dynamique,
dans un jazz-rock torride, fougueux
et percutant plein de bruit,
de fureur, de solos de vingt
minutes, de cuivres bouillants,
de basses bondissantes et de
guitares électriques
et furieuses.
Ca
s'écoutait, pas trop
longtemps bien sûr, mais
ça s'écoutait.
Un décennie plus tard,
le jazz-rock de Clarke n'avait
plus rien de jazz ni de rock.
Il était devenu à
peine digne de servir de fond
musical au rayon fruits et légumes
du supermarché le plus
proche.