Un
étranger (c’est
Dick Powell) arrive en ville,
entretient le mystère
sur son identité, rafle
la mise aux dés et tombe
sur une jeune beauté
(c’est Jane Greer) qui
chante dans un saloon. Classique.
Cet étranger jette alentour
quelques répliques qui
claquent afin de provoquer d’aucuns
jusqu’à jeter son
dévolu sur la jeune beauté
et jusqu’à la bagarre
contre son garde du corps (c’est
Guinn Williams, ici sans Alan
Hale).
Il s’en suit une scène
particulièrement violente
(en 1948) avec un plan furtif
en caméra portée.
L’étranger met
KO son adversaire et, ni une
ni deux, la jeune beauté
l’aime puisque les femmes
sont incapables de résister
au déploiement de violence
du mâle dominant comme
Hollywood me l’a appris.
«
La cité de la peur »,
ici sans Alain Chabat, est un
western noir qui lorgne le polar,
lui détective et elle
femme fatale, même si
leur couple est finalement basé
sur rien, personne n’ayant
pris la peine de l’écrire.
De ce fait, Jane Greer n’a
pas vraiment l’opportunité
de séduire qui que ce
soit dans ce film qui est très
court et sa facette anti héroïne
repentante manque de substance.
Quant à Powell, un poil
vieux, il joue un cowboy plan-plan
sans réelle présence
qui a initialement quelques
réparties cinglantes
(moins par la suite) et enquête
sans conviction sur la mort
de deux soldats.
PS
: Jane Greer, qui tourna surtout
dans les années 40 et
50, sortait de « Les griffes
du passé » avec
l’ineffable Mitchum et
enchaînera avec «
Ça commence à
Vera Cruz » avec l’ineffable
Mitchum.
- That lieutenant's a nice
young boy.
- I don't doubt it. But his
mouth is too big, like your
ears.