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D’aucuns y apprécieront
la cohérence du
"cycle ranown"

La chevauchée de la vengeance
Budd Boetticher (1959)

 

Ben Brigade (c’est Randolph Scott) est un chasseur de prime qui escorte Billy John jusqu’à Santa Cruz afin que justice soit faite et que brigand soit pendu.

Sur sa route, outre la jeune première pomponnée dans le désert profond (c’est Karen Steele) et quelques indiens simplistes et malintentionnés, Brigade tombe sur un duo de bandits dont le leader a besoin de Billy John pour être amnistié et vivre de sa terre.

Comme souvent chez Kennedy, ici au scénario, le protagoniste inamovible et chevronné cheminera de concert avec l’ennemi, partageant un intérêt commun (la survie de Billy John) jusqu’à ce qu’ils ne le partagent plus, ce qui place ledit ennemi dans une position d’entre deux, initialement contre le héros, puis pour, puis contre, notamment face à un troisième mal (ici le frère de Billy John lancé à leur poursuite et joué par l’ineffable Lee Van Cliff).

Le groupe bivouaquera, boira du café, les dissensions poindront, le leader des bandits essaiera, comme toujours, de fleureter avec la jeune première qui n’a cependant pas la moindre utilité.

Du niveau de l’original (« Sept hommes à abattre »), avec sans doute un duel final plus faible, « La chevauchée de la vengeance » est de la série B au sens premier, du cinéma de l’économie fait avec presque rien et meilleur que d’autres avec presque tout, parce que mieux écrit. On retrouve six acteurs au générique, pas plus, ça dure 1h10, et d’aucuns y apprécieront la cohérence du "cycle ranown", les différents éléments qui s’y trouvent immanquablement étant une de ses évidentes qualités.

PS : James Coburn, qui avait déjà plus de 30 ans, jouait ici dans son premier film au ciné. Il sera, l’année suivante, un des sept mercenaires.