Ben
Brigade (c’est Randolph
Scott) est un chasseur de prime
qui escorte Billy John jusqu’à
Santa Cruz afin que justice
soit faite et que brigand soit
pendu.
Sur sa route, outre la jeune
première pomponnée
dans le désert profond
(c’est Karen Steele) et
quelques indiens simplistes
et malintentionnés, Brigade
tombe sur un duo de bandits
dont le leader a besoin de Billy
John pour être amnistié
et vivre de sa terre.
Comme
souvent chez Kennedy, ici au
scénario, le protagoniste
inamovible et chevronné
cheminera de concert avec l’ennemi,
partageant un intérêt
commun (la survie de Billy John)
jusqu’à ce qu’ils
ne le partagent plus, ce qui
place ledit ennemi dans une
position d’entre deux,
initialement contre le héros,
puis pour, puis contre, notamment
face à un troisième
mal (ici le frère de
Billy John lancé à
leur poursuite et joué
par l’ineffable Lee Van
Cliff).
Le
groupe bivouaquera, boira du
café, les dissensions
poindront, le leader des bandits
essaiera, comme toujours, de
fleureter avec la jeune première
qui n’a cependant pas
la moindre utilité.
Du
niveau de l’original («
Sept hommes à abattre
»), avec sans doute un
duel final plus faible, «
La chevauchée de la vengeance
» est de la série
B au sens premier, du cinéma
de l’économie fait
avec presque rien et meilleur
que d’autres avec presque
tout, parce que mieux écrit.
On retrouve six acteurs au générique,
pas plus, ça dure 1h10,
et d’aucuns y apprécieront
la cohérence du "cycle
ranown", les différents
éléments qui s’y
trouvent immanquablement étant
une de ses évidentes
qualités.
PS
: James Coburn,
qui avait déjà
plus de 30 ans, jouait ici dans
son premier film au ciné.
Il sera, l’année
suivante, un des sept mercenaires.