Vous
avez peut-être noté
que sur l’affiche de ce
film se trouve une phrase exclamative
qui pourrait se traduire ainsi
: « Quand vous évoquerez
les plus grands films, vous
parlerez de celui-ci ! »
et en dessous on voit l’ineffable
Robert Mitchum ainsi qu’Hamilton
et Patten allongés dans
la brousse. Or, si vous avez
été suffisamment
attentifs, vous vous êtes
aperçus que lorsqu’on
évoque les plus grands
films, on ne parle jamais de
celui-ci. Voilà qui est
étrange.
Bref,
Wade (c’est Mitchum) chasse
la bernache en studio, mais
c’est lui qui prend du
plomb dans l’aile, telle
sa réputation, car un
mari cocu s’en est venu
le canarder.
Si Wade est une mega star du
coin, crainte par d’aucuns
et adulée par d’aucunes,
il se heurte à la froideur
de sa femme qui ne fait que
sauver les apparences et leur
fils qu’elle a couvé
tant et plus et maintenu à
distance de la domination paternelle.
Cependant ce fils s’émancipe,
tue un phacochère et
conte fleurette à Libby
(dans la brousse, donc), secondé
par Rafe (c’est le grand
George Peppard).
«
Celui par qui le scandale arrive
» est un mélodrame.
On y retrouve donc forcément
une succession de péripéties
malheureuses avec des personnages
parfois sympas, un peu détestables
et résolument torturés
qui tentent vaille que vaille
de toujours faire le mauvais
choix pour illustrer la difficulté
à aimer du père
dominateur, la souffrance de
la mère rancunière,
la libération du fils
benêt tiraillé
entre la douceur maternelle
et le charisme viril du père
et l’enfant illégitime,
source de tous les conflits,
qui est simplement cool, mais
trop vieux. Parce que George
Peppard en fils de Robert Mitchum,
c’est difficile à
croire.
Hamilton et Patten dans la brousse,
avec un Peppard pépère.