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Mélodrame

Celui par qui le scandale arrive
Vincente Minelli (1960)

 

Vous avez peut-être noté que sur l’affiche de ce film se trouve une phrase exclamative qui pourrait se traduire ainsi : « Quand vous évoquerez les plus grands films, vous parlerez de celui-ci ! » et en dessous on voit l’ineffable Robert Mitchum ainsi qu’Hamilton et Patten allongés dans la brousse. Or, si vous avez été suffisamment attentifs, vous vous êtes aperçus que lorsqu’on évoque les plus grands films, on ne parle jamais de celui-ci. Voilà qui est étrange.

Bref, Wade (c’est Mitchum) chasse la bernache en studio, mais c’est lui qui prend du plomb dans l’aile, telle sa réputation, car un mari cocu s’en est venu le canarder.

Si Wade est une mega star du coin, crainte par d’aucuns et adulée par d’aucunes, il se heurte à la froideur de sa femme qui ne fait que sauver les apparences et leur fils qu’elle a couvé tant et plus et maintenu à distance de la domination paternelle. Cependant ce fils s’émancipe, tue un phacochère et conte fleurette à Libby (dans la brousse, donc), secondé par Rafe (c’est le grand George Peppard).

« Celui par qui le scandale arrive » est un mélodrame. On y retrouve donc forcément une succession de péripéties malheureuses avec des personnages parfois sympas, un peu détestables et résolument torturés qui tentent vaille que vaille de toujours faire le mauvais choix pour illustrer la difficulté à aimer du père dominateur, la souffrance de la mère rancunière, la libération du fils benêt tiraillé entre la douceur maternelle et le charisme viril du père et l’enfant illégitime, source de tous les conflits, qui est simplement cool, mais trop vieux. Parce que George Peppard en fils de Robert Mitchum, c’est difficile à croire.



Hamilton et Patten dans la brousse, avec un Peppard pépère.