En
Inde britannique, alors que
sévit un rebelle nommé
Karram Khan, le capitaine King
(c’est Tyrone Power) a
la charge du régiment
des carabiniers de Khyber qui
donne son nom au titre original
de ce beau film en cinemascope
très librement adapté
d’un roman d’aventure
historique.
Pour une raison indéterminée,
le capitaine King parvient à
séduire Susan, la fille
du commandant, alors qu’il
a l’allure triste du gars
qui est trop investi dans son
travail. Dès lors, Susan,
qui arbore en permanence une
toilette printanière
dans les tréfonds accablés
de chaleur de l’arrière-pays
indien, lui fait des avances
pressantes.
Seulement King est métis
car son père anglais
épousa une indienne,
ce qui rend leur amour impossible
dans ce monde rétrograde
où règne l’intolérance.
King peut mourir pour les britanniques,
dit-on, mais pas vivre avec
eux, ce qui n’est pas
très gentil. Heureusement
que Susan fait fi de l’étroitesse
d’esprit de son temps
alors les deux tourtereaux peuvent
faire un baiser de cinéma
sur une incroyable violonade.
Et la rébellion de Karram
Khan ? Eh bien on s’en
moque un peu pendant une heure.
Ce n’est que sur son dernier
tiers que ce film s’emballe
légèrement et
que Khan apparaît, évidemment
joué par un anglais avec
deux centimètres de fond
de teint, et puis ils se battent
pour que triomphe l’impérialisme.
PS
: « La garde noire »
de John Ford, en 1929, adaptait
le même roman.

Il
faut aimer l'orientalisme en
carton.