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Et partout
des papillons

Francis Cabrel
In Extremis (2015)

 

Depuis ses débuts, la moustache au vent et la crinière à la D'Artagan, en l’an de grâce 1977, on s'en souvient encore, le sympathique aède du Lot-et-Garonne nous a proposé un peu de tout. Et plein de choses qui se vendent vite et en grande quantité.

En vrac : des autoroutes, de vieux rideaux pendus, une source entre deux cailloux, des tables en fer blanc, des wagons éteints sur des voix de garage, des nappes en couleur, des voiturettes, des volets roulants tous descendus, des bouteilles de butane, des ports plein de bateaux, des bouts de laine, des papiers qui s'envolent, des paquets de planches, des miettes sous les tables, des volets de fer, des herbes anciennes dans des bacs à fleurs, une planche qui surnage, des coffres en bambou et des nuages pris aux antennes...

Du coup, on comprend mieux qu’en l’an de grâce 2015, dont on se souvient aussi, et date de sortie de cet album, on comprend mieux, dis-je, qu'il ait eu du mal à renouveler son stock, si je puis dire.

Nonobstant, on peut affirmer que si le niveau d’inspiration a quelque peu baissé l’ancien moustachu a quand même su minimiser les orchestrations et l'instrumentation qui furent auparavant parfois lourdes ou vite datées.

Et de cet album, sûrement pas son plus complet, je retiendrai les titres aux musiques et textes bien tournés, soit : "La voix du crooner", "Azincourt", "A chaque amour que nous ferons", et à un degré moindre "Partis pour rester", même si la musique ne va forcément très bien avec le texte, et "In Extremis" où j’ai un peu de mal à vraiment saisir l’intention malgré une belle musique.

Le reste de l'album est un ton en dessous, musiques ou paroles parfois un peu laborieuses.

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l'image du jour _____________________________________________________________________________

Les grands moments de la vie créatrice de Francis Cabrel !

Le voici à l'époque où il écoutait pousser les fleurs au milieu du bruit des moteurs, collectionnant les brindilles de bois mort et disant qu'il allait faire le tour de la terre et qu'il serait rentré pour dîner à Astaffort, Lot-et-Garonne.<