Depuis
ses débuts, la moustache
au vent et la crinière
à la D'Artagan, en l’an
de grâce 1977, on s'en
souvient encore, le sympathique
aède du Lot-et-Garonne
nous a proposé un peu
de tout. Et plein de choses
qui se vendent vite et en grande
quantité.
En vrac : des
autoroutes, de vieux rideaux
pendus, une source entre deux
cailloux, des tables en fer
blanc, des wagons éteints
sur des voix de garage, des
nappes en couleur, des voiturettes,
des volets roulants tous descendus,
des bouteilles de butane, des
ports plein de bateaux, des
bouts de laine, des papiers
qui s'envolent, des paquets
de planches, des miettes sous
les tables, des volets de fer,
des herbes anciennes dans des
bacs à fleurs, une planche
qui surnage, des coffres en
bambou et des nuages pris aux
antennes...
Du coup, on comprend mieux qu’en
l’an de grâce 2015,
dont on se souvient aussi, et
date de sortie de cet album,
on comprend mieux, dis-je, qu'il
ait eu du mal à renouveler
son stock, si je puis dire.
Nonobstant, on peut affirmer
que si le niveau d’inspiration
a quelque peu baissé
l’ancien moustachu a quand
même su minimiser les
orchestrations et l'instrumentation
qui furent auparavant parfois
lourdes ou vite datées.
Et de cet album, sûrement
pas son plus complet, je retiendrai
les titres aux musiques et textes
bien tournés, soit :
"La voix du crooner",
"Azincourt", "A
chaque amour que nous ferons",
et à un degré
moindre "Partis pour rester",
même si la musique ne
va forcément très
bien avec le texte, et "In
Extremis" où j’ai
un peu de mal à vraiment
saisir l’intention malgré
une belle musique.
Le reste de l'album est un ton
en dessous, musiques ou paroles
parfois un peu laborieuses.
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l'image
du jour
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Les
grands moments de
la vie créatrice
de Francis Cabrel
!

Le
voici à l'époque
où il écoutait
pousser les fleurs
au milieu du bruit
des moteurs, collectionnant
les brindilles de
bois mort et disant
qu'il allait faire
le tour de la terre
et qu'il serait rentré
pour dîner à
Astaffort, Lot-et-Garonne.<
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